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Virée express aux US

Octobre 2025

​Revis notre aventure en live sur Instagram !

C’est reparti pour une nouvelle virée du côté des Etats Unis, avec un petit voyage court mais bien intense !
 
Au programme, six jours sur place et huit parcs à visiter, accessoirement pas des tous petits, jugez plutôt : Busch Gardens Williamsburg et Tampa, Kings Dominion, Sea World Orlando, Cedar Point, Universal Studios Florida et Islands of Adventure, rien que ça ! Alors certes, on les connait déjà tous plutôt bien, mais ce n’est pas pour autant que ça va être de tout repos !!
 
Eh mais attendez… Un, deux, trois, quatre, cinq, six, sept… il en manque un ! En effet, j’avais mis le petit nouveau de côté… Et pour un nouveau, c’est un sacré beau nouveau, le premier parc signé d’une major à ouvrir aux Etats Unis en un quart de siècle (le précédent c’était California Adventure en 2001) ! Vous l’aurez deviné, je veux bien entendu parler d’Epic Universe, LE parc qui était sur toutes les lèvres en 2025, et pour lequel vous aller voir un peu plus bas que j’ai beaucoup, beaucoup de choses à dire !
 
Du coup, on ne perd pas de temps et on se lance sans plus tarder !

Chapitre 1 : Quelques crédits en Virginie

Parcs visités : Kings Dominion, Busch Gardens Williamsburg

Allez, on ne perd pas de temps et on attaque direct avec un chapitre pour deux parcs ! En l’occurrence, on est du côté de la Virginie, au sud de Washington DC et, niveau météo, on ne peut pas dire que les cieux soient avec nous… Les nuages sont tout noirs, ça pleut par intermittence et on va donc croiser les doigts pour que ce ne soit pas trop la cata du côté des ouvertures d’attractions.
 
Kings Dominion
 
Pas beaucoup de monde sur le parking, pas beaucoup de soleil non plus mais pas trop de gouttes et des attractions qui semblent fonctionner, en avant donc pour la visite !
 
Le crédit que l’on est venu glinger dans ce gros parc à coasters désormais sous la coupe de Six Flags, c’est Rapterra, un Wing B&M équipé d’une catapulte LSM, ouvert début 2025. Située dans la zone Jungle Xpedition, qui avait déjà vu l’arrivée en 2022 du 4D Free Spin S&S Tumbili, la montagne russe a pris la place de l’ancien Inverted Intamin Volcano the Blast Coaster. Ce grand huit, qui avait très bonne presse parmi les fans, nous avait laissé quelque peu perplexes lorsqu’on l’avait testé en 2007, donc pas plus de regrets que cela de notre côté…
 
Visuellement, pas grand-chose à redire sur Rapterra… C’est du B&M donc ça a de la gueule, et Kings Dominion a même fait un petit effort sur la théma, si si ! Ok, rien de transcendant, mais on est tellement habitués aux montagnes russes posées à la one again dans ce genre de parcs que le moindre petit accessoire déco est déjà un exploit en soi et mérite d’être salué !
 
Après cela, le parcours… Point positif, il est plutôt original, avec sa catapulte LSM et son économie d’inversions (Rapterra n’en compte que trois sur un circuit long de presque un kilomètre). Les éléments s’enchaînent bien, il y a un chouilla de floating airtimes, quelques changements de direction qui tirent bien parti de la position Wing et tout ce qu’il faut de bonnes sensations de planer.
 
Point négatif : ça tremblote ! Pas de manière trop désagréable mais plus que d’autres Wing Coasters B&M bien plus anciens, comme GateKeeper à Cedar Point, que l’on retestera quelques jours plus tard ! Egalement, force est de constater que Rapterra arrive sans doute trop tard par rapport à ce qui est aujourd’hui dans l’air du temps en termes de montagnes russes. Il y a une dizaine d’années, à la grande époque des Wing Coasters, l’attraction aurait été pertinente. En 2025, elle n’est malheureusement qu’un +1 supplémentaire à Kings Dominion, qui ne vient même pas se placer dans le top 3 des meilleures attractions du parc. Et c’est bien dommage quand on connaît le coût d’investissement d’une telle bestiole !
 
Ensuite, quoi d’autre de beau à Kings Dominion ? Des bullet points, s’il vous plaît !
 
- Intimidator 305 : Pardon, Pantherian qu’il s’appelle désormais ce Giga Coaster Intamin. Bon accessoirement il n’est pas ouvert pour le visiteur (snif) donc next !
- Drop Tower : les machines Intamin n’avaient décidément pas envie lors de cette visite à Kings Dominion ! Du coup, pas de Free Fall XXL pour nous…
- Reptilian : Le Bobsleigh Mack local (le seul des US), fait uniquement pour faire passer le temps en attendant l’ouverture de Rapterra…
- Flight of Fear : Parce qu’on est passé devant et qu’au moins on y est à l’abri de la pluie !
- Backlot Stunt Coaster : Cela fait déjà pas mal de temps que ce Family Launch Coaster n’est plus que l’ombre de lui-même vu que quasi plus aucun des effets d’origine ne fonctionnent. Et c’est bien dommage parce que le concept de base était très chouette !
- Grizzly : Ça faisait plusieurs visites à Kings Dominion qu’on n’avait pas fait ce Wooden Coaster planqué dans la forêt... La refonte d’une partie du circuit par Gravity Group nous a fourni l’occasion de lui redonner une chance et franchement, on a été très positivement surpris par la machine, désormais plutôt agréable à faire et pourvue de quelques airtimes bien vicelards. Après, à voir comment tout cela va vieillir dans le temps…
- Twisted Timbers : Le RMC de l’étape, par ailleurs l’un des plus barrés signés du constructeur américain ! Les airtimes ultra secs s’y enchaînent à une telle vitesse qu’on est parfois à la limite entre ce qui est fun et ce qui est confortable !
- Boo Blaster on Boo Hill : Un Dark Ride interactif Sally catégorie Ghost Blaster, vieillot et pas super bien entretenu (beaucoup de cibles ne fonctionnaient pas) mais toujours appréciable pour passer quelques minutes au sec !
- Dominator : Lui en revanche ne nous aura pas laissé sec vu qu’il s’est mis à bien pleuvoir pile au moment où le train entamait le lift de cet énorme Floorless Coaster B&M. Autant vous dire qu’on s’est bien fait fouetter le visage par les gouttes et qu’on a de ce fait eu un peu de mal à apprécier notre tour !!
 
Et voilà, c’est déjà tout pour cette visite 2025 de Kings Dominion, qui aura duré un peu moins de quatre heures en tout. Vue la taille du site et le nombre d’attractions qu’il renferme, vous pouvez penser que c’est très peu… Néanmoins, c’était mine de rien la sixième fois qu’on visitait le parc et le temps assez dégueu a fait qu’on n’a pas trop eu envie de s’y attarder, la très faible fréquentation nous ayant permis de rapidement faire et refaire tout ce dont on avait envie !
 
Et puis, ce n’est pas tout, mais c’est qu’on avait une soirée Halloween à faire dans la même journée ! Et pour cela, direction…
 
Busch Gardens Williamsburg
 
Dans le Trip Report que j’avais fait de Busch Gardens Tampa en 2017, je vous avais dit tout le bien de ce que je pensais de Howl-O-Scream, l’évènement Halloween des parcs du groupe United Parks (Sea World et Busch Gardens). Et vous allez voir un peu plus bas dans ce compte-rendu que mon avis n’a pas changé à son propos.
 
De ce fait, nous étions tout contents d’aller tester l’équivalent à Busch Gardens Williamsburg, d’autant plus que, comme son confrère floridien, le parc possède tout ce qu’il faut pour faire un très bel event : de la place, énormément de végétation, sans oublier un thème européen facilement exploitable via la foule de légendes qui peuvent s’y raccrocher !
 
Néanmoins, ça, ce sera pour un peu plus bas dans ce chapitre ! En effet, avant de parler de goules, de loups-garous et autres vampires déchaînés, commençons par nous intéresser aux deux derniers crédits ajoutés par le parc et ouverts en 2023 et 2025.
 
Dans l’ordre chronologique (en 2023 donc), il y a tout d’abord eu Darkoaster. Ce Family Launch Coaster Intamin a pris la place laissée vacante depuis déjà pas mal d’années par le Dark Ride 4D Darkastle, que l’on regrette encore aujourd’hui d’avoir vu disparaître tant il était une bonne déclinaison du Spiderman d’Universal.
 
Économie de moyens oblige (d’autres diront que c’était pour rendre hommage à l’attraction originale), Darkoaster réutilise telle quelle la façade extérieure de feu Darkastle et reprend aussi en partie la storyline de ce dernier. Pour faire simple, on se rend en motoneige au château abandonné du roi Ludwig (le principal protagoniste de l’ancien Dark Ride) et on se fait prendre dans une tempête.
 
Côté parcours ensuite, la Darkoaster possède deux catapultes à pneus et un système assez malin de double aiguillage qui permet aux trains de faire deux tours de circuit sans avoir à repasser par la gare. Le parcours est plutôt rigolo, quoiqu’un brin trop gentillet, et les quelques effets placés le long des rails dans la grosse boîte noire qui abrite l’attraction ne parviennent malheureusement pas à créer une ambiance digne de ce nom.
 
Ah et puis n’oublions pas la capacité, complètement aux fraises ! Deux trains d’à peine dix passagers, ça c’est une riche idée ! Dans un parc qui accueille plus de deux millions de visiteurs par an ! Ah mais j’oubliais, c’est vrai que chez United Parks ils sont plus intéressés par vendre des Fastpass que par offrir une expérience qualitative aux visiteurs !
 
Juste derrière le bâtiment de Darkoaster, on enchaîne ensuite avec Big Bad Wolf: the Wolf’s Revenge. Derrière ce nom aussi long que répétitif se cache un Family Inverted B&M pourvu d’un parcours de 790 mètres, lui-même ponctué de deux lifts à chaîne. Tout cela est à nouveau censé rendre hommage à une ancienne gloire de Busch Gardens Williamsburg, à savoir le Suspended Coaster Arrow Big Bad Wolf, disparu en 2009 et dont le site est aujourd’hui occupé par le Family Launch Coaster Verbolten. Perso, je vois plutôt dans tout cela un recyclage très fainéant de vieilles idées doublé d’un appel facile à la nostalgie des fans, mais peut-être suis-je mauvaise langue…
 
Notons avant de passer au parcours de la bête qu’en plus de resucer la storyline de Big Bad Wolf, elle utilise également l’ancienne gare d’une autre montagne russe disparue du parc, celle du Looper Coaster Arrow Drachen Fire, inoccupée depuis 1998.
 
Et donc maintenant, le parcours de Big Bad Wolf: the Wolf’s Revenge ! Mouais, j’avoue que je ne m’en rappelle pas forcément beaucoup… Sans doute parce qu’il n’avait rien de mémorable, ni en bien, ni en mal ! En fait, je crois que j’ai un meilleur souvenir du Suspended Coaster original, qu’on avait pourtant fait pour la seule et unique fois en 2007 !
 
Allez, un peu de positif tout de même, le coaster est beaucoup plus confortable et moins soumis à d’indécentes vibrations que son homologue Phoenix Rising à Busch Gardens Tampa dont on reparlera dans le chapitre suivant ! Pour le reste, Vekoma peut dormir sur ses deux oreilles avec ses Suspended Family Coaster !
 
Voilà, les +1, c’est dans le compteur, place à présent à l’event Howl-O-Scream !!
 
Ben c’était nul. Ni plus, ni moins. Déjà, la météo n’a pas aidé… Du fait de la pluie, les deux parcours en extérieur étaient fermés et aucun monstre ne déambulait dans les différentes scare zones du parc !
 
Ok, ça on pourrait dire que c’était la faute à pas de chance… Néanmoins, la désillusion a continué avec le test des trois maisons hantées proposées par le parc. Dans le lot, il n’y avait rien à sauver, ni les décors, ni les acteurs (quand il y en avait), ni quoi que ce soit d’autre ! Rien, mais absolument rien à voir avec la qualité de celles proposées par Busch Gardens Tampa !!
 
Non, au milieu de toute cette médiocrité, le seul truc qu’on sauvera, c’est le show du Globe Theater, sorte de Stomp (spectacle à base de percussions pour ceux qui connaissent) revu à la sauce Halloween. Pour le reste, circulez, il n’y a absolument rien à voir !!
 
Après, comme il faut toujours essayer de voir le bon côté des choses, l’absence d’offre qualitative du côté de Howl-O-Scream nous aura laissé beaucoup plus de temps pour enchaîner les tours (de nuit s’il vous plaît) sur les grosses bécanes locales ! Enfin pas sur le LSM Coaster Intamin Pantheon… ni sur le Sky Rocket II Premier Rides Tempesto ! C’est rageant, mais ça laisse encore le trio B&M Apollo’s Chariots, Griffon et (notre chouchou) Alpengeist, sans oublier les sympathiques Family Launch Coaster Zierer Verbolten et Looper Arrow Loch Ness Monster, ou encore le totalement inutile Wooden GCI InvadR.
 
Avec cela ce sera tout pour Busch Gardens Williamsburg. Comme je le rabâche depuis une dizaine d’années maintenant (correspondant au rachat des Sea World et Busch Gardens par le fond d’investissement Blackstone), plus ça va, moins ça va du côté des sites United Parks. En même temps, quand on voit ce que Blackstone a par ailleurs fait avec le portefeuille Merlin Entertainments, pas étonnant que tout ce beau (ou fut un temps beau) monde suive la même trajectoire…
 
Tout cela est vraiment très, très dommage, surtout quand on se rappelle ce qu’étaient tous ces parcs à la fin de la décennie 2010 avant leur reprise !! Parce que putain, les Busch Gardens, mais aussi Alton Towers ou Chessington World of Adventures… qu’est-ce que c’était bien à l’époque !!!

Chapitre 2 : United Parks of America

Parcs visités : Sea World Orlando, Busch Gardens Tampa

Après la Virginie sous la flotte, téléportation en Floride ! Soleil, chaleur, et deux autres sites United Parks nous attendaient : Sea World Orlando et Busch Gardens Williamsburg. J’ai déjà dit tout le mal que je pensais de la longue dégringolade en qualité de ce groupe, donc inutile de revenir dessus. On passe directement aux visites, à commencer par…
 
Sea World Orlando
 
Là aussi, inutile de le re-re-re-redire sur des lignes et des lignes, je ne suis pas un grand fan de ce parc que je trouve sans âme et fort mal opéré. Cela dit, les nouveautés sont fréquentes, avec du bon… et du moins bon, comme on va le constater immédiatement !
 
Si on remonte un peu dans le temps, la plus ancienne nouveauté de Sea World Orlando que nous n’avions pas encore testée, c’est Pipeline the Surf Coaster. Ouvert en 2023, il s’agit du premier Stand Up B&M depuis Georgia Scorcher à Six Flags over Georgia, construit 24 ans plus tôt. Autant dire qu’on ne s’attendait plus à revoir ce type de montagnes russes où les passagers se tiennent debout.
 
Toujours est-il qu’entre-temps le duo suisse a complètement revu sa copie ! Les rangées de quatre personnes de front si caractéristiques des grands huit B&M ont été abandonnées au profit de rangées de deux et l’habituel lift à chaîne a été remplacé par une catapulte LSM. Également, le système de maintien a totalement été revu et propose désormais des harnais souples ainsi que la possibilité d’un léger mouvement haut / bas permettant d’accompagner les accélérations verticales ! Et c’est là que réside tout le génie de Pipeline !!
 
Même si le parcours de ce Stand Up Coaster nouvelle génération n’a rien de franchement révolutionnaire dans son design, le fait de sentir ses pieds se soulever du sol au sommet de chaque bosse est un moment d’une rare jouissance ! On se sent alors comme un astronaute qui ferait des bonds de géant sur la lune grâce à la gravité réduite. Et ça c’est très, très foune !
 
Alors oui, on pourra reprocher à Pipeline de trembloter par endroits et d’avoir une deuxième moitié de circuit moins intéressante que la première, la faute à des virages plus nombreux au détriment des bosses à airtime. Pour autant, cela faisait tellement longtemps que B&M ne nous avait pas aussi positivement surpris que cela a éclipsé ces quelques petits défauts !
 
On reste chez B&M et on passe au +1 de Sea World Orlando suivant : Penguin Trek. Ouvert un an après Pipeline, ce Family Launch Coaster (le premier des p’tits gars de Monthey) réutilise pour sa file d’attente, sa gare et un petit bout de Dark Ride en début de circuit l’ancien bâtiment du tristement célèbre Antarctica, une belle grosse bouse de Dark Ride qui sentait justement bon (ou pas) la crotte de manchots !
 
Côté trains, comme sur Pipeline, on a droit à des wagons avec rangées de deux visiteurs de front et des sièges équipés des mêmes lapbars à ouverture vers le haut que sur les Junior Inverted Coaster comme Big Bad Wolf: the Wolf’s Revenge ou Phoenix Rising, dont on reparlera quelques lignes plus bas.
 
Après cela, le parcours… Pourtant long de 920 mètres, haut de 20 mètres et pourvu de deux catapultes LSM, il ne propose absolument rien de mémorable, si ce n’est des vibrations à tout va qui rendent l’expérience particulièrement désagréable. Ajoutez à cela une courte partie Dark Ride qui ne sert à rien et une absence totale de thématisation voire de végétation sur le reste du circuit et vous obtenez un pur produit United Parks, fait sans talent ni passion, aussi vite testé qu’oublié !
 
Dans le même genre, il y avait également la nouveauté 2025 du parc, Expedition Odyssey. Au programme, Flying Theater Mack, dont le seul intérêt était de proposer un système de double nacelles installées dos à dos sur un axe capable de pivoter à 180°, ce qui permet d’en charger une pendant que l’autre est côté écran, optimisant ainsi la capacité d’un type d’attraction qui peine souvent de ce côté-là ! Pour le reste, la file d’attente était sinistre au possible, et le préshow comme le film se battaient afin de savoir qui des deux était le plus ennuyeux ! Allez, encore plusieurs dizaines de millions de dollars investis n’importe comment !
 
Sinon, quelques bullet points pour faire rapidement le tour des autres attractions que l’on a testées lors de cette visite ? Si vous insistez…
 
- Mako : Encore et toujours le meilleur coaster de Sea World Orlando !
- Kraken : Il commence à accuser son âge ce Floorless Coaster B&M…
- Manta : Là soit c’est nous qui faisons le nôtre, soit c’est la conception des montagnes russes qui a beaucoup évolué ces dernières années (probablement un peu des deux), toujours est-il que l’intensité pour l’intensité, mouais, c’est plus trop notre came !
- Journey to Atlantis : Ce Water Coaster Mack n’est plus que l’ombre de ce qu’il fut dans ses jeunes années, lorsqu’il offrait alors une expérience aussi immersive que rafraîchissante !
- Infinity Falls : L’attraction Intamin HS de l’étape, il en fallait bien une !!
 
Voilà donc pour Sea World Orlando. Pas la peine d’épiloguer des plombes sur celui qui reste encore et toujours le grand parc le plus faiblard de Floride ! Ok, la concurrence est d’un sacré niveau dans le coin, mais ce n’est clairement pas en continuant dans la direction prise ces derniers temps que l’écart pourra se réduire !
 
Busch Gardens Tampa
 
Comme pour le confrère de Williamsburg, la visite était en mode Halloween, ou Howl-O-Scream comme on dit là-bas !
 
Vu que j’avais déjà fait un petit compte-rendu là-dessus lors de notre passage en 2017, je vous renvoie à ce dernier pour le détail de l’expérience qui n’a pas changé des entre-temps. Globalement, c’est toujours aussi qualitatif, à des années-lumière de l’évènement hyper déceptif testé quelques jours plus tôt à Williamsburg !
 
Du côté des maisons hantées, ça s’est bien renouvelé puisqu’aucune de celles de la précédente visite n’était encore là. Pour l’édition 2025, on avait ainsi droit à :
 
- Stranglewood Estate : Un parcours en mode manoir victorien hanté, assez proche de l’excellent Jefferson Manor de Walibi Holland pour ceux qui connaissent, tant par le thème que part la qualité globale de l’expérience !
- Shadows of Wonderland : Alice au pays des merdes veille (désolé je n’ai pas trouvé mieux), autrement dit, une relecture bien flippante du célèbre conte de Lewis Carroll, avec de superbes décors et costumes !
- D.H. Baggum’s Circus of Fear : Le thème du cirque, y a pas à dire, ça fonctionne toujours, d’autant plus lorsque les acteurs qui peuplent la maison hantée sont particulièrement déchaînés !
- Raven’s Mill: Lambs to the Slaughter : Autre grand classique, les citrouilles et les épouvantails, ici traités avec une très belle esthétique, le long d’un parcours commençant en extérieur pour se poursuivre dans une espèce de ferme abandonnée des plus mal fréquentées !
- M.A.R.S. : Peut-être la plus faible des cinq maisons hantées proposées, en mode science-fiction des années 60 et sans rien de très mémorable sur le parcours…
 
Après cela, une demi-douzaine de Scare Zone toujours très efficaces mais aussi les grands classiques de Busch Gardens Tampa à tester de nuit… moyennant un peu de patience cela dit ! Ah ben oui, ce n’est pas parce qu’on est en mode Halloween (le genre d’event pas du tout populaire, noooon) qu’il serait de bon ton de faire tourner les grosses bébêtes locales à pleine capacité, n’est-ce pas United Parks ?! Vas-y donc que je ne te mets qu’un seul train sur Kumba et Iron Gwazi, deux sur Sheikra (avec un temps de dispatch complètement aux fraises) et que je te laisse Montu et Tigris fermés toute la soirée ! Et sinon, ça va, on n’a pas trop l’impression de se foutre de la gueule de ses clients ??
 
Heureusement, au milieu de tout cela, il y avait Falcon’s Fury, la Free Fall Sky Jump Intamin, ouverte (eh oui !), et surtout si intimidante que personne n’ose monter dessus ! Celle-là, on a pu s’en enchaîner quelques tours sans être dérangé par la foule, là où les autres attractions du parc affichaient souvent soixante minutes ou plus d’attente !
 
Ah, et je n’ai pas parlé du +1 de l’étape, Phoenix Rising ! Comment ai-je pu oublier ce Family Inverted Coaster B&M ouvert en 2024 ? Ah oui, je sais, parce qu’il n’y a tout simplement rien à en retenir !
 
Côté circuit, c’est court mais plutôt dynamique, donc pas grand-chose à redire… En revanche, ces vibrations à tout va, sérieux ? On est bien sur du B&M, là ?! Du B&M des années 2020 clairement, tant le constructeur, pourtant réputé pour le confort de ses créations, a eu du mal à livrer ces dernières années des montagnes russes aussi agréables que celles qu’il produisait encore avant Covid ! Conseil de pro à United Parks, la prochaine fois, mettez un Suspended Family Coaster Vekoma ! Bon, ok… la “prochaine fois” après les deux tentatives suivantes de 2025 (Busch Gardens Williamsburg) et 2026 (Sea World San Antonio).
 
Et voilà, je crois que c’est tout pour cette fournée de parcs United Parks floridiens. Comme je n’ai pas envie de m’énerver à nouveau, je vais mettre de côté tous les irritants de ces deux visites pour ne retenir que le positif (oui, oui, ça m’arrive) : la belle découverte de Pipeline à Sea World Orlando et le toujours excellent événement Howl-O-Scream à Busch Gardens Tampa ! Et puis surtout, on va enchaîner avec Universal Orlando, même si vous verrez dans le chapitre suivant que tout n’est pas toujours rose du côté des Studios !

Chapitre 3 : Petite salve d’Universal

Parcs visités : Universal Studios Florida, Universal’s Islands of Adventure

On est toujours en Floride, il fait toujours beau et aujourd’hui, direction le resort Universal ! Enfin, le resort historique, avec Universal Studios et Islands of Adventure... Le petit nouveau Epic Universe, il aura droit à son chapitre pour lui tout seul une fois qu’on aura bouclé celui-ci !
 
Alors, quoi de neuf dans ces deux parcs ? Sans trop de surprise, rien de bien significatif. C’est qu’ils devaient être quelque peu accaparés chez Universal avec leur nouveau parc à sept milliards de dollars !! Eh puis, n’oublions pas qu’IoA avait reçu quasi coup sur coup les montagnes russes Hagrid Magic Creature Machinchose en 2019, puis Velocicoaster en 2021 !
 
Non, si c’est de la nouveauté que vous cherchez à tout prix, c’est du côté d’Universal Studios qu’il faut aller ! Et malheureusement, il faut bien admettre que si Universal est capable de nous en mettre plein la vue, ils savent aussi parfois nous décevoir. C’est même assez drôle, car c’est souvent aux studios floridiens que ça se passe !
 
Laissez-moi ainsi vous présenter Villain-Con Minion Blast, un parcours interactif issu de la saga Moi Moche et Méchant. L’expérience se fait debout sur un tapis roulant, celui-ci vous transportant de scène en scène, comme dans un Dark Ride, mais sans la possibilité de s'asseoir ! Quant aux scènes, elles se constituent presque uniquement d’énormes écrans LED (d’excellente qualité, soit dit en passant) sur lesquels il faut shooter à tout va.
 
Le principe de l’attraction, pourquoi pas, ça change un peu la dynamique… Le souci, c’est que le contenu interactif est tellement bordélique qu’on ne comprend plus rien, d’autant plus qu’il y a souvent une vingtaine de visiteurs en même temps dans chaque scène qui tirent sur l’écran ! Après, l’attraction doit avoir ses fans puisqu’elle a été clonée à Universal Studios Japan fin 2025… Ce qui est sûr, c’est que nous n’en faisons clairement pas partie, mais alors pas du tout !!
 
Passons maintenant à la seconde nouveauté des Studios : DreamWorks Land. Ici, on se trouve dans l’ancienne zone Animation, qui accueillait auparavant Woody Woodpecker, Curious George et quelques autres licences dont personne ne se souvient ! Place désormais à Shrek, Kung Fu Panda et consorts, tous issus des films du studio d’animation, le tout dans un environnement qui pue la coupe budgétaire à plein nez et n’offre finalement que très peu d’activités. Pour vous dire, la seule attraction mécanique des lieux est le Junior Coaster Vekoma, rescapé de la précédente version de la zone. Pour le reste, c’est une aire de jeux assez risible, quelques meet’n greets et, circulez, y'a rien d’autre à voir !
 
C’est assez surprenant ce manque de constance dans les parcs Universal lorsqu’il s’agit de décliner les licences DreamWorks. Côté « Ah ben ça c’est bien », on a la zone Dragons d’Epic Universe ou l’excellent Dark Ride tiré de Secret Life of Pets à Universal Studios Hollywood. Côté « Non mais c’est quoi ce truc ? », on trouve cette sinistre zone DreamWorks Land ou le plus que bancal Dark Ride Kung Fu Panda d’Universal Studios Beijing ! Allez comprendre…
 
Après cela, un petit tour du côté d’Islands of Adventure ? Avec plaisir !
 
Comme je l’ai mentionné en intro de ce chapitre, rien de neuf de ce côté-là du resort, mais ce n’est pas trop grave vu la quantité de mega hits que possède ce parc au mètre carré ! Autant vous dire qu’on ne s’est pas fait prier pour refaire quelques tours d’Hagrid, de Spiderman, de Velocicoaster, de Popeye ou encore de Hulk, sans oublier d’aller dîner probablement pour la dernière fois dans l’excellent Mythos, encore et toujours le meilleur restaurant que vous puissiez trouver dans un parc Universal !
 
Voilà, rien de plus à ajouter sur IoA (pour une fois que je fais bref) …
 
Pour conclure, revenons un peu sur Universal Studios Florida. Maintenant qu’Epic Universe est ouvert, le plus ancien parc du resort floridien aurait vraiment, mais alors vraiment besoin d’un peu d’amour !
 
Certaines zones des Studios mériteraient en effet une refonte complète, notamment toute l’entrée du parc ainsi que celle comprenant Men in Black, Springfield et le pourtant tout nouveau DreamWorks Land. Ah, et puis ajoutons également San Francisco, qui va devenir encore plus sinistrée qu’elle ne l’est déjà avec la fermeture prochaine du nullissime Fast and Furious Supercharged ! Bref, qu’ils gardent New York, Hollywood et Harry Potter et qu’ils bazardent tout le reste !
 
Bon ok, j’y vais peut-être un peu fort, mais le delta de qualité entre Epic et IoA d’un côté, et Universal Studios de l’autre, est aujourd’hui juste dingue ! Alors, je sais, il y a Fast and Furious Hollywood Drift qui arrive en 2027… Mais ce n’est pas une simple montagne russe, aussi complexe technologiquement soit-elle, qui suffira à remettre à niveau un parc qui fait désormais trop clairement son âge et n’est plus du tout aux standards de ce qu’Universal est capable d’offrir à ses visiteurs, qui ont accessoirement le comparatif juste à côté !
 
D’ailleurs, en parlant de comparatif, ne serait-il pas temps d’aller voir par nous-mêmes si cet Univers est vraiment aussi Epic qu’on nous le vend ?

Chapitre 4 : Une visite Epic

Parc visité : Universal Epic Universe
 
Ok, on arrive au gros morceau de ce Trip Report … au très gros morceau ! En y réfléchissant, cela fait combien de temps qu’un parc de l’envergure d’Epic Universe n’avait pas ouvert aux États-Unis ? Pas moins de 24 ans, c’était Disney California Adventure, en 2001.
 
Pour ceux qui auraient passé ces dernières années dans une grotte, loin de tout moyen de communication moderne, Epic Universe est le troisième parc – ou quatrième si l’on compte Volcano Bay – du resort Universal de Floride. Situé à moins de 10 kilomètres au sud du complexe historique, il étend considérablement l’emprise d’Universal Studios, doublant presque sa superficie et ajoutant, en plus du parc d’attractions, trois nouveaux hôtels.
 
Voilà pour cette rapide contextualisation. Passons maintenant au parc à proprement parler ! Je vous préviens, j’ai beaucoup de choses à raconter, alors accrochez-vous, ça risque d’être trèèèèèès long !
 
Pour commencer : l’organisation du parc... Celle-ci est plutôt originale, avec un grand jardin central, Celestial Park, qui dessert quatre zones, chacune basée sur une licence. En tournant dans le sens inverse des aiguilles d’une montre, on trouve Dragons, Harry Potter, les monstres Universal et Nintendo.
 
Petite particularité : toutes ces zones sont en cul-de-sac et leur entrée depuis Celestial Park est toujours marquée par un portail monumental. Côté circulation, cela fonctionne plutôt bien et il est assez facile de s’orienter dans le parc grâce à ces repères visuels que forment les portails. Petit bémol : toujours revenir à Celestial Park pour changer de zone est à la longue un peu pénible, mais le parc n’étant pas très grand, ce n’est qu’un souci mineur.
 
Celestial Park
 
Le hub central d’Epic Universe est aussi la plus grande des cinq zones du parc, ainsi que la seule dépourvue de licence. Côté thème, on est sur une espèce de jardin cosmique où se mêlent références à l’astronomie et à la mythologie grecque, le tout mâtiné d’une architecture faisant aussi bien appel au Classicisme méditerranéen qu’à l’Art Nouveau.
 
Comme on est dans des jardins, la végétation, mais aussi l’eau, sont omniprésents. Les formes sont rondes, très organiques, et il se dégage de l’ensemble une sensation de calme particulièrement apaisante, renforcée par une musique d’ambiance très atmosphérique. En cela, Celestial Park contraste fortement avec l’agitation des autres zones à licences, et offre ainsi une respiration bienvenue dès que l’on sort de l’une d’entre elles (le contraste est particulièrement saisissant en quittant Super Nintendo World).
 
Côté contenu, si Celestial Park abrite deux attractions mécaniques (ainsi qu’une aire de jeux aquatique), ce sont surtout des restaurants et des bars qui prédominent ici. On sent clairement l’ambition de faire de la zone un endroit qui pourrait rester ouvert plus longtemps que les quatre univers, une sorte de City Walk intégré si vous préférez. Le fait que chaque portail possède un accès secondaire renforce d’ailleurs cette théorie dans le sens où l’entrée de chaque zone pourrait être fermée, sans pour autant bloquer le flux sortant. Alors, arrivera, arrivera pas, on verra bien avec le temps !
 
Si l’on en vient aux attractions, la première que l’on croise, c’est Constellation Carousel. Comme son nom l’indique, il s’agit d’un carrousel … mais pas de n’importe lequel ! Déjà, il est abrité sous un énorme dôme évoquant un ciel étoilé. Ensuite, on y prend place sur des créatures mythiques qui représentent les différentes constellations et sont bardées de milliers de LED qui se mettent à scintiller dès le démarrage de l’attraction. Enfin, les mouvements diffèrent de ceux d’un carrousel classique : les sujets peuvent non seulement monter et descendre mais aussi tourner sur eux-mêmes ou les uns autour des autres, un peu à la manière d’un Tea Cups.
 
C’est joli, c’est original, mais, plus important que tout cela, est-ce que c’est réussi ? Hélas non ! Les opérations sont hyper laborieuses - comptez cinq bonnes minutes pour charger la machine - et les mouvements sont moins intéressants et moins fluides que ceux d’un carrousel classique ! C’est ballot ça … Mais rassurez-vous, il suffit de faire quelques mètres de plus dans Celestial Park pour trouver beaucoup plus stimulant !
 
Laissez-moi vous présenter Stardust Racers, la montagne russe phare d’Epic Universe ! Construite par Mack sur le côté droit du parc, entre les zones Dragon et Harry Potter, elle consiste en un Dueling Launch Coaster, où chacun des deux parcours est pourvu de deux catapultes LSM et d’une très, très, très grosse dose de bosses, toutes profilées pour vous envoyer le maximum de G négatifs !
 
Côté déco, c’est à la fois simple et très élégant, avec de faux airs du Space Mountain parisien d’origine lorsque l’on arrive sur le quai d’embarquement de l’attraction. Ce dernier est couvert d’une gigantesque canopée, avec poutres métalliques apparentes et comètes stylisées géantes du plus bel effet suspendues au plafond.
 
Quant aux trains, ce sont purement et simplement des œuvres d’art ! Leur silhouette profilée, les ornements dorés et les points lumineux qui les constellent répondent parfaitement au thème de l’attraction, et en font de véritables étoiles filantes une fois la nuit tombée ! Ah, et puis n’oublions pas le petit clin d’œil aux fans de Retour vers le Futur avec le condensateur de flux monté à l’arrière de chacun d’entre eux !
 
Le parcours ensuite ? Ah ben oui, c’est plutôt important ça ! Je ne vais pas rentrer dans le détail de chaque mètre linéaire, juste dire qu’il a été une énorme claque !!!
 
Déjà, la première catapulte est très surprenante, à la fois parce qu’elle est plus punchy que sur pas mal d’autres montagnes russes Mack, mais aussi parce qu’elle se fait en deux temps, avec un bon coup de boost une fois passé la table de transfert située après le premier tiers des LSM. Juste derrière, la première partie du circuit voit les trains se croiser, avant de s’éloigner chacun de son côté pour finalement se recroiser et revenir l’un à côté de l’autre au moment où l’on arrive sur le deuxième lanceur.
 
On passe alors en mode course en parallèle pour tout le reste du parcours, en commençant par la meilleure figure de toute l’attraction, le Celestial Spin. Celle-ci consiste en une immense bosse haute de quarante mètres, au cours de laquelle les deux trains roulent l’un autour de l’autre, se frôlant de très près, et offrant sans doute la meilleure interaction jamais vue sur un Dueling Coaster !
 
Après cela, on continue avec encore plus de bosses, de virages, ainsi qu’une grande spirale pour la forme. Tout du long, les trains ne cessent jamais d’être très proches l’un de l’autre, et ce jusqu’à ce que l’on arrive sur les freins, après un peu plus de 1500 mètres d’un parcours absolument incroyable !
 
Voilà donc pour Stardust Racers … Dire que cette montagne russe est exceptionnelle est un euphémisme !! Déjà, c’est clairement, et de très loin, le meilleur Dueling Coaster jamais construit ! Même si j’aime beaucoup les interactions sur un YoY ou un Twisted Colossus, là on est juste dans une toute autre ligue !
 
Ensuite, il y a ce parcours, d’une simplicité folle, mais qui n’en demeure pas moins ultra efficace et que l’on a envie d’enchaîner à l’infini ! A l’exception du Celestial Spin, aucun n’élément n’est particulièrement original, et pourtant tout fonctionne à merveille ! Comme quoi, les bosses avec la grosse dose d’airtime au sommet, on n’a jamais fait mieux !
 
Après cela, je pourrais encore vous parler de la musique, juste magnifique, et qui accompagne parfaitement les différents moments forts du circuit. Ah, et puis il y a aussi le fait que, si l’attraction est déjà incroyable de jour, elle l’est encore dix fois plus de nuit ! A ce moment-là, la très (trop ?) imposante structure de l’attraction disparait pour ne laisser plus voir que les trains illuminés qui foncent dans la pénombre à toute allure tels des étoiles filantes !
 
En conclusion, Stardust Racers, meilleure montagne russe du resort Universal ? Clairement oui ! Si le layout de Velocicoaster est plus créatif, l’expérience globale - notamment grâce à l’aspect dueling - est bien plus mémorable à bord du grand huit d’Epic Universe !
 
Et par rapport à l’incroyable Iron Gwazi ?? Aaaaaah, je ne sais pas, c’est trop difficile à dire ! Les deux sont dingues, pour des raisons différentes ! Là où l’hybride RMC de Busch Gardens Tampa est un monstre de vitesse et d’intensité, Stardust Racers est sans doute l’un des coasters les plus funs que je connaisse... On dit ex aequo et tout le monde est content ??
 
Allez, retour au sol et à Celestial Park ! On a parlé de l’organisation de la zone, de son architecture, de ses restos et de ses attractions mais on n’a encore rien dit sur ce qui la ferme dans son fond, le Grand Helios Hotel. Ben, vous savez quoi, je n’en suis pas fan du tout ! C’est trop lisse, trop générique ! À la rigueur, de loin, ça ne fonctionne pas trop mal, mais dès que l’on s’en approche, on se rend compte à quel point les façades de cet imposant bâtiment sont pauvres en détails. Non, là on a juste l’impression d’être face à un Hilton d’aéroport légèrement pimpé !
 
Quant à l’intérieur, ce n’est pas tellement plus séduisant… C’est là aussi très vide et sans charme particulier. Cela dit, ne manquez pas de faire un tour au rooftop bar ; il offre la meilleure vue que vous pourrez avoir sur Epic Universe et constitue l’endroit idéal pour finir la soirée et dépenser les quelques derniers dollars qu’il vous restera après votre visite du parc !
 
Cela étant dit, je pense maintenant que l’on va pouvoir refermer ce chapitre Celestial Park, une zone que l’on a vraiment beaucoup appréciée ! Comme dit plus haut, l’atmosphère calme et reposante qui y règne est particulièrement agréable, et les nombreuses possibilités pour se restaurer ou simplement boire un verre qu’elle offre en font l’endroit parfait pour une pause entre deux attractions. Ah, et accessoirement, on y trouve la meilleure attraction du parc - et même de tout le resort Universal - avec Stardust Racers, ce qui n’est pas rien !
 
Avant d’enchaîner, signalons que Celestial Park est absolument superbe de nuit ! La zone prend alors une toute autre dimension grâce aux milliers de points lumineux (tous contrôlables individuellement s’il vous plait)) qui la parsèment et qui font prendre tout son sens à sa thématique cosmique !
 
A présent, place aux quatre univers ! Vu qu’ils sont tous indépendants, on va les passer en revue par ordre de préférence, de celui qu’on a le moins apprécié (tout est relatif) à celui qu’on a préféré. Selon ce principe, on va donc commencer par…
 
Super Nintendo World
 
Autant les trois autres zones sous licence d’Epic Universe sont inédites, autant ici on était en territoire connu ! Ce Super Nintendo World reprend en effet la même organisation - avec quelques mètres carrés en plus - que de son homologue d’Universal Studios Osaka, qu’on avait pu découvrir en 2024.
 
Comme à Osaka, l’entrée se fait par Super Mario World. On y accède après avoir passé le portail monumental et emprunté un escalator caché dans un des tuyaux verts caractéristiques du monde du plus célèbre des plombiers. On arrive alors au niveau supérieur de cette zone ultra colorée et construite tout en verticalité, à la manière d’un niveau de jeu de plateforme. Le tout est rempli d’un nombre incroyable d’objets en mouvement (bonjour la maintenance !). Ça bruite, ça bipe, à tel point que tout cela en devient presque oppressant, surtout lorsque l’on vient du très zen Celestial Park !
 
Côté attractions, c’est pile poil la même chose qu’au Japon, avec d’un côté le gros Dark Ride interactif en réalité augmentée Mario Kart: Bowser’s Challenge, et de l’autre, la promenade toute pépère Yoshi’s Adventure !
 
Concernant Mario Kart, je crois que, plus je la fais, moins je l’apprécie cette attraction ! C’est dommage parce que la déco est très chouette, aussi bien dans la file d’attente que sur le parcours. Juste que tout est tellement bordélique et difficile à assimiler une fois à bord de son kart que cela en devient lassant. Sans compter que les deux autres Dark Rides d’Epic Universe sont accessoirement bien meilleurs ! Donc une fois, histoire de, et puis c’est tout !
 
Quant à Yoshi’s Adventure, c’est un peu la même punition ! Pour le coup, on est sur quelque chose de beaucoup plus calme que Mario Kart, ce qui fait du bien dans un parc où vos sens sont constamment sollicités jusqu’à l’excès ! Juste que là c’est vraiment trop court et peu intéressant pour justifier plus de cinq minutes d’attente. C’est d’autant plus dommage que je pense qu’il y avait moyen de faire une très chouette attraction familiale avec ce principe. Il aurait juste fallu un parcours plus long et des parties en intérieur plus développées !
 
Après cela, direction une partie de Super Nintendo World qu’on avait manquée de peu à Universal Studios Japan : Donkey Kong Country !
 
Niveau déco, c’est tout aussi chargé que Super Mario World, mais la présence de végétation rend l’ensemble plus agréable et moins agressif visuellement. Après, mis à part le coaster Mine-Cart Madness, il n’y a malheureusement pas grand-chose à faire dans le coin !
 
Ah ben tiens, tant qu’on y est, Mine-Cart Madness … Sur le principe, l’idée de créer un grand huit qui simule des sauts de rail en rail comme dans les niveaux « train de la mine » de Donkey Kong n’était pas mauvaise. Le résultat, en revanche …
 
Pour ceux qui n’auraient pas suivi, le principe de cette montagne russe familiale (baptisée Boom Coaster par son constructeur Setpoint) est d’avoir ses passagers installés dans un wagon quatre places relié par un énorme bras latéral à un rail vertical. Celui-ci est caché sous un autre rail, horizontal cette fois-ci (et construit par RMC figurez-vous), qui n’est en fait qu’un décor servant à créer l’illusion que les wagons roulent dessus.
 
Le souci est qu’excentrer à ce point les passagers du rail amplifie la moindre petite vibration. Et si le principe de cacher le rail réel fonctionne par moments (plus quand des éléments de décor apparaissent d’un côté et que le wagon part de l’autre, que lorsqu’il s’agit de faire ces fameux sauts au-dessus du vide), le confort est parfois tellement mauvais qu’il est difficile d’en profiter !
 
À cet inconfort s’ajoutent, pour ne rien arranger, un circuit particulièrement court et une capacité trop faible pour une attraction de cette ampleur. Cela s’en ressent notamment sur la file d’attente, absolument insupportable, le long de laquelle vous aurez très peu de choses à regarder, si ce n’est des murs peints en doré et une petite scène avec animatronics.
 
En conclusion, si je comprends l’intention derrière Mine-Cart Madness, pour moi le résultat n’en valait malheureusement pas la peine. L’innovation, c’est bien, mais lorsqu’elle se fait au détriment de l’expérience, c’est un grand non ! Pourquoi ne pas avoir simplement réinventé la Wild Mouse, en lui insufflant un peu d’airtime au passage ? Cela aurait été tout aussi efficace et le parcours aurait pu être plus grand et plus fou !
 
Allez, pour tout de même voir le bon côté des choses, Mine-Cart Madness est visuellement sublime, avec ces décors qui habillent l’entièreté de l’attraction et ce grand temple avec cascade qui la domine. N’oublions pas non plus tous ces wagons qui s’enchaînent à intervalles très réguliers, créant ainsi une très belle kinétique dans toute cette zone Donkey Kong Country !
 
Avec cela, ça sera tout pour Super Nintendo World… Pour le mot de la fin, je dirais qu’autant on a apprécié la découverte de la zone à Universal Studios Japan, autant on n’a pas forcément été ravis de la retrouver un an plus tard à Epic Universe. J’en veux là la preuve qu’on s’est très vite lassé de cet univers trop bruyant et trop agressif, qui ne laisse aucune place à la respiration, et qui finit donc très rapidement par être usant ! Accessoirement, on n’aura pas retenté les mini-jeux (alors qu’on avait amené nos bracelets achetés au Japon) et on n’aura fait qu’un tour des trois attractions locales. En même temps, attendre 90 minutes pour Mario Kart, et bien plus encore pour Mine-Cart Madness, une fois ça va… mais une fois seulement !!
 
Et maintenant, on passe à une zone qui ne pourrait pas être plus différente de Super Nintendo World…
 
Dark Universe
 
Ici, finies les couleurs pétantes, du côté de Dark Universe tout est sombre et lugubre, la zone étant dédiée aux monstres Universal tels que le Loup Garou, l’Homme Invisible, Dracula, la Momie, Quasimodo, le Fantôme de l’Opéra ou encore la créature du lagon noir et celle de Frankenstein.
 
Honnêtement, je trouve ça assez couillu de la part d’Universal d’avoir osé aller sur ce thème des classiques du cinéma d’horreur, qui ne crie clairement pas “public familial” ! De tous les univers du parc, c’est accessoirement celui que l’on attendait le plus, et on va tout de suite voir s’il était à la hauteur de nos espérances !
 
Une fois passé le portail de Dark Universe, on pénètre dans la zone en suivant une allée en zigzag bordée de stèles funéraires et autres tombes, avant de rapidement déboucher sur la place principale de Darkmoor. Il s’agit là d’un petit village médiéval d’inspiration européenne, dont les sombres façades des bâtiments donnent l’impression que l’endroit est plongé dans une nuit perpétuelle.
 
Dans l’ensemble, c’est très joli et parfaitement atmosphérique. On regrettera toutefois que Darkmoor soit si petit et ne comporte pas quelques contrallées dans lesquelles on pourrait un peu se perdre, à la manière de Knockturn Alley dans la zone Harry Potter des Studios. Ah, et puis il y a aussi cette grosse intrusion visuelle du Grand Helios Hotel qui malheureusement gâche fortement l’immersion, surtout lorsque vous ressortez de la zone !
 
En continuant notre progression, on se retrouve rapidement face à un énorme manoir, qui abrite l’une des attractions que l’on avait le plus hâte de tester à Epic Universe, le Dark Ride Monsters Unchained: The Frankenstein Experiment.
 
Pour ce qui est de la storyline de l’attraction, cette dernière suit Victoria Frankenstein, descendante du célèbre scientifique fou et père de l’une des plus célèbres créatures du cinéma. À peu près aussi ambitieuse (et tarée) que son aïeul, Victoria s’est mise en tête de dompter différents monstres et compte désormais s’attaquer au plus coriace de tous, Dracula. Bien entendu, tout cela va partir en cacahuète et vous allez vous retrouver au milieu d’un joyeux bordel, pourchassés par à peu près tout le bestiaire des classiques de l’horreur Universal !
 
Voilà pour la contextualisation, maintenant, qu’en est-il de l’expérience ? Elle débute par une très jolie file d’attente au cours de laquelle vous traverserez de nombreuses salles du château, tout en vous familiarisant petit à petit avec l’histoire. Afin d’enfoncer le clou, vous aurez ensuite droit à deux pré-shows, l’un vous présentant votre moyen de transport pour traverser les catacombes remplies de monstres, l’autre mettant en scène Victoria Frankenstein et sa créature sur le point de lancer la phase finale de leur expérience.
 
Après cela, on arrive au quai d’embarquement, qui prend la forme d’une grande plateforme tournante, un peu comme sur un Raft Ride, et on embarque à bord de notre nacelle. Spoiler : il s’agit d’un Robocoaster similaire à ceux de Forbidden Journey, à la différence près qu’ici le siège est fixé au bras robotique par le dessous alors que c’est par l’arrière dans l’attraction Harry Potter. Également, le véhicule faisant partie de la diégétique de l’attraction, vous n’avez pas ces espèces d’œillères pour vous empêcher de regarder sur les côtés, il est totalement accepté que vous puissiez voir les autres nacelles tout au long du parcours.
 
Concernant ce dernier, sans rentrer dans les détails pour ne pas vous gâcher la surprise, on va dire qu’il est très, très impressionnant ! Contrairement à Forbidden Journey, il mise avant tout sur des décors tangibles, reléguant les écrans à l’arrière-plan afin de créer de la profondeur dans les différentes scènes. Et surtout, il met en scène quelques-uns des plus beaux animatroniques qu’on n’ait jamais vus ! C’est d’ailleurs assez dingue de voir à quel point Universal a fait un bond en avant en la matière, entre ceux de Hagrid à Islands of Adventure et ceux que l’on peut trouver à Epic Universe, aussi bien dans cette attraction que dans Battle at the Ministry ou la zone Dragons !
 
Pour ce qui est du moins positif, j’avoue que je ne suis pas un grand fan de la direction artistique des médias… Autant les décors sont très chouettes, autant le contenu des écrans, notamment lorsque des personnages y apparaissent, sent trop l’image de synthèse baveuse comme on en trouve malheureusement trop souvent dans les blockbusters actuels. J’aurais préféré un look plus Burtonien ou à la Guillermo del Toro, avec une image plus vieillie, mais je peux comprendre que cela n’aurait peut-être pas été bien perçu par la majorité du public.
 
Autre grief : cette habitude qu’a Universal de toujours régler le niveau d’intensité à 11/10 tout au long du parcours ! Le souci avec ce rythme particulièrement effréné est qu’il nuit à certains effets, et notamment au final de l’attraction, qui fait presque pâle figure par rapport à certaines scènes qui le précèdent. Quelques respirations de temps à autre auraient été les bienvenues afin de faire un peu retomber la tension pour ensuite la faire remonter au maximum. En ce sens, il est regrettable que la plus impressionnante scène de Monsters Unchained soit en fait la toute première !
 
Cela étant dit, on quitte à présent les catacombes du château Frankenstein pour revenir à la lumière du jour et découvrir la seconde attraction de Dark Universe, Curse of the Werewolf. Après Constellation Carousel, ce Spinning Coaster Mack est sans conteste le plus gros pétard mouillé d’Epic Universe. Apparu en dernière minute dans le masterplan du parc, il sent effectivement l’ajout quelque peu précipité… Son circuit est court, peu intéressant, et l’abondance de filets le long des rails ruine accessoirement toute l’esthétique de l’attraction !
 
Et avec cela, ce sera tout pour Dark Universe ? Je pense bien que oui… Ok, je n’ai pas parlé des restos et des boutiques de la zone, mais vu qu’on n’a testé aucun d’entre eux, je ne sais pas trop ce que je pourrais vous raconter dessus !
 
Pour conclure sur cette partie, on va dire que si Dark Universe était clairement la zone d’Epic que l’on attendait le plus, ce n’est pas forcément celle que l’on a préférée. Pourquoi ? Déjà parce qu’elle fait somme toute assez vide. Ok, il y a le village de Darkmoor, mais on en a très vite fait le tour et il n’y a pas grand-chose à y voir, au contraire de la zone Harry Potter sur laquelle on reviendra plus bas. Pour le reste, ce ne sont que quelques allées, de la végétation et puis c’est tout. Quant à l’offre attractive, certes il y a l’excellent Monsters Unchained, mais que dire du Spinning Coaster si ce n’est qu’un seul tour nous aura largement suffi ?!
 
Outre ce constat en demi-teinte, on sent assez clairement que Dark Universe est la zone la moins populaire d’Epic Universe, avec constamment moins de monde dans ses allées que du côté de Nintendo, Harry Potter ou Dragons. C’est d’autant plus regrettable qu’Universal a osé prendre un risque avec cette zone et que celui-ci ne semble pas payer. Cela me fait craindre qu’ils ne retentent pas l’expérience de sitôt, mais aussi que Dark Universe soit possiblement la dernière zone à recevoir une nouveauté dans les années à venir, malgré le fait qu’elle manque à ce stade cruellement de contenu !
 
En revanche, s’il y a bien une zone à Epic Universe qui ne manque pas d’offre attractive, c’est celle à laquelle on va s’intéresser maintenant, à savoir…
 
How to train your Dragon: Isle of Berk
 
Basée sur la série de films d’animation Dragons, cette zone est la plus grande d’Epic Universe après Celestial Park, couvrant pas loin de deux fois plus de surface que les trois autres univers à licence du parc.
 
Une fois le portail de la zone passé, on a droit à une très chouette découverte. Face à nous, un grand bassin au milieu duquel trônent deux imposantes statues et, à l’arrière, les collines escarpées de Berk, la cité fictive du film. Côté gauche, on trouve une aire de jeux, puis le duo de Sky Fly Gerstlauer, et, tout au fond, l’entrée de Hiccup’s Wing Glider, le Family Launch Coaster Intamin, dont le parcours sillonne à travers une partie de la zone. Côté droit, on a le Splash Battle Fyre Drill et, un peu plus loin, le théâtre du show The Untrainable Dragon.
 
Dans l’ensemble, c’est très joli, et la présence de nombreux animatronics de dragons intégrés un peu partout dans les décors (quand ils ne sont pas en déambulation libre avec leur dresseur) apporte à Isle of Berk une kinétique qui rend l’ensemble très vivant. Non, la seule ombre au tableau c’est la présence de Stardust Racers en arrière-plan d’une partie de la zone. Pour le coup, une berme plantée aurait vraiment été la bienvenue, d’autant que la structure très dense du Dueling Coaster Mack n’est pas des plus gracieuse !
 
En parlant de coaster, si on allait justement jeter un coup d’œil du côté de Hiccup’s Wing Glider…
 
Avec lui, on sent clairement qu’Universal a cherché à capitaliser sur l’énorme succès d’Hagrid à Islands of Adventure. On retrouve donc un parcours très proche du sol, plusieurs lanceurs LSM, ainsi que quelques petites scènes animées disséminées tout au long du circuit.
 
Après, si Hiccup’s Wing Glider n’arrive pas au niveau de son illustre ainé, il offre cependant une expérience très sympathique, avec bons coups de G au passage, notamment dans la spirale qui conclut la partie au-dessus du lac. A côté de cela, on regrettera de ne pas avoir droit à un peu d’airtime, mais aussi que la scène à mi-parcours soit si décevante. Ah et puis la file d’attente n’est vraiment pas un cadeau, avec son énorme parc à bœufs et grand-chose à regarder pour faire passer le temps !
 
On continue dans les attractions d’Isle of Berk avec Dragon Racer’s Rally… ah ben non, on ne l’a pas testé ce double Sky Fly Gerstlauer. En même temps, attendre 45 minutes pour une attraction qu’on trouve un peu partout en Europe, et qui a en plus ici le cycle le plus court que l’on puisse imaginer, on n’y a pas trop vu d’intérêt !
 
Passons alors à Fyre Drill… Construit par Mack, ce Splash Battle est la seule attraction aquatique d’Epic Universe. Et, si dans le genre Universal nous a déjà livré quelques petits chefs d’œuvre, avec notamment l’incroyable Popeye d’Islands of Adventure, ici, on est dans une catégorie nettement moins grandiose et délirante. D’ailleurs, notons qu’au contraire d’autres Splash Battle, le but sur Fyre Drill n’est pas de s’arroser entre bateaux (c’est quasi impossible) mais de tirer sur un ensemble de cible qui déclenchent des effets… si tant est qu’ils fonctionnent ! Mouais, une fois et ça suffira !
 
Pour trouver la quatrième et dernière offre attractive d’Isle of Berk, direction le grand théâtre situé tout au fond de la zone. Y est présenté le même show que celui que l’on avait découvert quelques mois plus tôt à Universal Studios Beijing, à savoir The Untrainable Dragon. Et comme on l’avait bien apprécié à l’époque, il en a été de même ici, avec en bonus l’occasion de mieux comprendre une histoire qui nous avait quelque peu échappé dans sa version en mandarin !
 
Après cela, quoi d’autre encore ? Des restos par exemple, comme le très joli Mead Hall situé au centre de la zone, qui vous permettra de déjeuner dans le décor de la grande salle des fêtes de Berk. Et puis quelques kiosques aussi… et des boutiques… comme dans n’importe quelle zone de parc en somme !  
 
Pour finir avec ce que cette zone Dragons a à proposer, quelques rapides mots sur le Meet & Greet avec Toothless (ou Croquemou en VF si vous préférez) … que l’on n’a pas fait ! Parait que l’animatronic le représentant est à tomber mais attendre 90 minutes pour le voir, c’était au-dessus de nos forces. Une prochaine fois donc…
 
En conclusion sur How to Train your Dragon: Isle of Berk, on peut dire qu’il s’agit là très certainement de la zone la plus complète d’Epic Universe, et aussi la seule (à la rigueur avec Super Nintendo World) où l’on n’a pas comme une impression de trop peu ! Revers de la médaille, tout y est très orienté famille, donc ce n’est pas forcément là que l’on a trouvé nos attractions préférées du parc…
 
Et maintenant, laissons les dragons derrière nous à allons découvrir ce qu’Universal nous a concocté pour son troisième land dédié au plus célèbres des petits sorciers avec …
 
The Wizarding World of Harry Potter: Ministry of Magic
 
Bon déjà, pourquoi avoir donné ce nom à cette zone ? Ben oui, le décor dans lequel on se retrouve, c’est celui de la Place Cachée parisienne issue de la série des Animaux Fantastiques. Aaaah, ou alors ce serait parce que cette extension de la saga Harry Potter s’est quelque peu crashée en plein vol et qu’Universal a préféré revenir à la licence principale plutôt que sur le spin-off raté ?
 
Toujours est-il que, comme en 2010 lorsque l’on a découvert Hogsmeade à Islands of Adventure, et comme en 2014 lorsque l’on a passé pour la première fois le mur de briques de Diagon Alley, on a pris une bonne grosse claque en franchissant le portail de ce nouveau Wizarding World !
 
Car si vous pensiez déjà avoir tout vu en la matière, il va falloir sérieusement revoir votre échelle de valeur ! Dans Ministry of Magic, tout est encore plus grand, plus impressionnant, plus détaillé, plus dément quoi ! Non mais juste la hauteur des bâtiments… wow ! Sincèrement, autant la zone n’a pas grand-chose à offrir en termes d’offre attractive, autant le simple fait de s’y balader pour en contempler les façades ou les différentes vitrines animées est déjà une expérience à part entière !
 
Et après cela, il y a Harry Potter and the Battle at the Ministry… Avec ce gigantesque Dark Ride, le plus grand jamais créé par Universal, on sent clairement une réponse directe à Disney et à son Rise of the Resistance !
 
L’aventure commence une fois passée l’entrée de l’attraction, somme toute assez discrète. Un couloir de métro (trop propre pour être vrai) plus tard, vous voilà téléporté des rues de Paris au Ministère de la Magie londonien via un sympathique effet de cheminée. Et le passage des années 1920 des Animaux Fantastiques à l’époque contemporaine de Harry Potter, il est justifié comment ??? Ben il ne l’est pas… et vous savez quoi ? On s’en fout, il y a l’un des meilleurs Dark Rides au monde qui nous attend un peu plus loin !
 
D’ailleurs, dans l’immédiat, nous voici dans le grand hall du Ministère de la Magie… Et pour être grand, il l’est ! Je n’ai pas sorti le double décimètre pour vérifier s’il était plus ou moins gigantesque que le hangar du croiseur interstellaire de Rise of the Resistance, mais on doit être grosso modo dans les mêmes proportions. Ce qui est certain en tout cas, c’est que c’est hyper impressionnant, magnifiquement thématisé et agrémenté de quelques très beaux (et malins) effets. Dans le lot, on retiendra le faux ciel nuageux au-dessus de nos têtes avec son effet de miroir sur les bords, ou encore les divers écrans LED en arrière-plan qui apportent une profondeur supplémentaire à une salle pourtant déjà immense.
 
Passé le grand hall, la file d’attente continue par une succession de plus petites salles et de couloirs. C’est toujours extrêmement bien décoré, ce qui aide un peu à faire passer le long temps d’attente que nécessitera chaque tour de Battle at the Ministry...
 
Et puis cette file, c’est aussi l’occasion de vous familiariser avec l’histoire de l’attraction ! Comme avec Hagrid, on est ici dans un prolongement de l’univers de Harry Potter… L’action prend en effet place après les évènements des livres, alors que Dolores Umbridge (ou Ombrage en VF) s’apprête à être jugée. Naturellement, vous imaginez bien que rien ne va se passer comme prévu… mais ça, c’est pour un peu plus tard.
 
Dans l’immédiat, il est temps d’embarquer à bord des ascenseurs qui vont vous mener à la salle du tribunal. Ces derniers rappellent beaucoup ceux de la Tour de la Terreur Disney dans leur configuration, mais c’est à peu près là que la comparaison s’arrête. Sans trop en dévoiler, le ride system de Battle at the Ministry est plutôt proche de celui d’un Spiderman, avec des nacelles montées sur vérins, capables de pivoter sur elles-mêmes à 360°, et surtout de faire de très amples mouvements de va-et-vient verticaux.
 
Quant à l’expérience en elle-même, attendez-vous à totalement perdre vos repères dans un tourbillon d’action comme seul Universal sait les créer ! Alors oui, il y a beaucoup d’écrans, mais ce sont sans doute les plus qualitatifs — et aussi parmi les plus grands — qu’on ait jamais vus dans une attraction ! En plus, vu qu’il s’agit d’écrans LED, les effets de profondeur sont saisissants et leur intégration dans les décors tangibles fonctionne parfaitement… et sans l’usage de lunettes 3D, youpi !
 
Tout ceci permet à Battle at the Ministry de proposer quelques scènes particulièrement folles, à la fois par leurs dimensions mais aussi parce que l’on n’arrive parfois plus à distinguer le vrai du faux ! Ajoutons encore à cela que les transitions entre les différents moments forts du parcours sont particulièrement bien gérées, que les quelques animatronics (notamment les Mangemorts) sont bluffants de réalisme et que, de toute façon, vous pouvez mettre la musique de John Williams dans n’importe quelle attraction, ça lui fait instantanément gagner des points !
 
Après, si on veut chercher la petite bête (et vous savez que c’est le cas sur TnP), on pourrait dire que les premiers tableaux du parcours sont un peu répétitifs ou que le retour en gare de débarquement est assez laborieux. Mais ce ne sont que des broutilles face aux immenses qualités de cette attraction qui se place incontestablement, comme d’ailleurs son voisin Monsters Unchained, parmi les tous meilleurs Dark Rides de la planète !
 
Allez, retour dans les artères haussmanniennes du Paris des années folles et direction le Cirque Arcanus, le deuxième grand show d’Epic Universe, après celui de la zone Dragons.
 
Cette fois-ci, on est bel et bien sur la thématique des Animaux Fantastiques, avec un spectacle qui recèle quelques très beaux moments de bravoure, même si je dois bien dire que ce que j’en ai préféré, c’était la sublime file d’attente et l’incroyable fermeture du rideau en toute fin de représentation. Quoi qu’il en soit, ça vaut le coup d’œil ! Et au moins, il n’y a pas constamment plus de 90 minutes d’attente pour le faire, contrairement à Battle at the Ministry juste à côté !
 
Ça, c’était donc pour l’offre attractive de cette zone Harry Potter and the Ministry of Magic… On peut ensuite encore vite fait évoquer les restos et les boutiques avant de passer à la conclusion.
 
Côté restaurants, on trouve d’un côté le Café L’Air de la Sirène, en mode grande brasserie parisienne, et de l’autre le Gobelet Noir, qui sert plutôt de la nourriture d’inspiration allemande. Dans les deux cas, on a visité mais pas testé : c’était très joli mais je ne pourrais pas vous dire si ce qu’on y mangeait était bon ! Quant aux boutiques, on est un peu dans le même délire que d’habitude, vitrines animées et sens du détail poussé à son paroxysme inclus !
 
Et maintenant, conclusion sur la dernière des cinq zones d’Epic Universe !
 
Comme toujours avec les mondes dérivés de l’univers d’Harry Potter, on est clairement un cran au-dessus du reste ! Les décors sont plus grands, plus travaillés, et on ne trouve pas le moindre élément capable de vous sortir du lore ou de briser l’immersion, ne serait-ce qu’une micro-intrusion visuelle. Non franchement, alors même que les équipes d’Universal Creative avaient déjà fait très très fort avec les deux premiers Wizarding Worlds, elles réussissent ici à se surpasser encore une fois, tant dans la création de la zone que dans les attractions qu’elle recèle ! Chapeau bas (de sorcier bien entendu) !
 
Ça y est, on est au bout de ce compte-rendu ??? Presque… Oui parce qu’il nous reste encore à faire le bilan sur cette visite !
 
Pour ce faire, commençons par dire qu’Universal n’a pas fait dans la sur-promesse en baptisant son parc Epic Universe ! En même temps, avec un investissement annoncé à sept milliards de dollars, il était difficile de décevoir !
 
Parmi les points forts du parc, il y a tout d’abord son cadre. C’est beau, il n’y a rien à dire là-dessus, et les différentes thématiques sont déclinées jusque dans les moindres détails, quelle que soit la zone ! Cela passe bien entendu par les attractions mais aussi les restaurants (dont certains sont vraiment magnifiques), les boutiques ou même les toilettes. Seule petite fausse note de ce côté-là : certaines files d’attente, parfois réduites à de simples parcs à bœufs, notamment du côté des coasters !
 
Si l’on revient sur les cinq zones d’Epic Universe, elles ont aussi l’avantage d’être parfaitement complémentaires, avec des environnements très différents mais toujours cette volonté d’immerger le visiteur au maximum. Ah et puis ne me lancez pas sur le parc de nuit, je pourrais m’étaler sur des lignes et des lignes ! Disons simplement que c’est grandiose, et que les innombrables éclairages donnent au parc une toute autre dimension une fois le soleil couché !
 
Autre chose que l’on a beaucoup appréciée à Epic Universe : la présence massive d’éléments de décor en mouvement. Que ce soient les attractions mises en avant dans la zone Dragons, les éclairs sur le manoir Frankenstein, les flammes sur le moulin du côté de Dark Universe, les vitrines animées chez Harry Potter, les animations par centaines dans Super Nintendo World ou encore les nombreuses fontaines de Celestial Park, il y a partout quelque chose qui vit ! Cela rend l’ensemble du parc particulièrement vivant et comble un manque que l’on peut parfois ressentir dans certaines zones ultra immersives (coucou Galaxy’s Edge).
 
Après cela, les attractions… Cela faisait longtemps qu’on n’avait pas eu droit à une telle fournée de méga-hits d’un coup ! Oui parce que Stardust Racers, Monsters Unchained et Harry Potter and the Battle at the Ministry, c’est juste de la folie furieuse ! Et même si Epic Universe ne possédait qu’une seule de ces trois-là, il vaudrait déjà la visite rien que pour elle !
 
Plus que chaque attraction prise individuellement, ce qui marque à Epic, c’est à quel point Universal a progressé sur le plan technique ! Oubliez les lunettes 3D : les écrans LED désormais utilisés sont d’une qualité telle qu’elles ne sont plus nécessaires. Quant aux animatronics, on en parle ? Oh que oui ! Et c’est fou de voir à quel point ils ont évolué en quelques années à peine !  Non parce que, soyons francs, ceux d’Hagrid à Islands of Adventure (ouvert en 2019) n’étaient pas foufous ! Alors que là, que ce soit dans Monster Unchained, Battle at the Ministry ou dans la zone Dragons, ils sont juste incroyables, et plus si loin de ce que proposent les parcs Disney !
 
À côté de tout cela, il y a aussi quelques défauts, et le premier d’entre eux, c’est le nombre d’attractions proposées et la capacité globale du parc ! De ce point de vue-là, il y a clairement un gros problème, et il suffit de passer quelques heures à Epic Universe pour s’en rendre compte !
 
Vous allez me dire : oui, mais souviens-toi, lorsque Disney’s Hollywood Studios, Animal Kingdom ou même Universal Studios Florida ont ouvert, ils comportaient encore moins d’attractions qu’Epic Universe ! Ok, mais ça, c’était dans les années 1990 / 2000 : là on est en 2025, et les habitudes de consommation des parcs ont clairement évolué depuis !
 
Non, là ça manque clairement d’offres attractives, j’en veux pour preuve les deux heures d’attente quasi constantes qu’affichent Mine-Cart Madness et Battle at the Ministry. Et quand je dis offres attractives, je ne pense pas seulement à de gros manèges bien balèzes… Un parc, ce sont aussi des attractions secondaires, et à Epic Universe, elles aideraient autant à densifier certaines zones parfois un peu chiches en contenu (Dark Universe et Wizarding World pour ne pas les nommer) qu’à désengorger les hits les plus courus.
 
Pour ne rien arranger du côté des temps d’attente et des capacités, il y a aussi le fait que la plupart des attractions d’Epic Universe sont des prototypes… Et qui dit prototype dit souvent pannes à répétition, si bien que sur les onze attractions que compte le parc, il n’est pas rare qu’il y en ait constamment une ou deux à l’arrêt, ce qui représente vite un important volume de capacité perdue !
 
Ce côté prototype, s’il apporte parfois réellement quelque chose à l’expérience, il est aussi de temps en temps à double tranchant, avec des attractions parfois très usine à gaz pour pas grand-chose, n’est-ce pas Mine-Cart Madness ou Constellation Carousel ?
 
Après, on pourra encore dire que le parc manque peut-être d’une grosse attraction plus contemplative, ce qui va de pair avec le fait que les Dark Rides sont, comme trop souvent chez Universal, uniquement réglés en mode intensité ++. Et puis il y a aussi ces intrusions visuelles pas toujours très heureuses, comme le Grand Helios Hotel qui fait tache en arrière-plan de Dark Universe ou Stardust Racers qui se voit un peu trop depuis la zone Dragons.
 
Pour conclure sur la conclusion, Epic Universe n’est peut-être pas encore le meilleur parc de Floride (ça, c’est Islands of Adventure) ou le plus beau (ce titre-là revient par K.O. à Animal Kingdom), mais les bases sont là pour en faire à terme l’un des plus incroyables de la planète ! Allez, encore deux ou trois attractions supplémentaires, quelques offres secondaires pour combler les trous, et on ne sera pas loin d’y être !
 
Là où l’on en est en revanche, c’est à la fin de cet interminable chapitre, de très loin le plus long de toute l’histoire des Trip Reports de TnP ! Et tant qu’à être dans les records, on va continuer sur cette lancée avec la plus grande sélection de photos jamais publiée sur le site ! Pour la petite histoire, le précédent détenteur du record, c’était le chapitre sur DisneySea en 2008. Autant dire que c’est un assez bon baromètre des qualités du parc évoqué !

Chapitre 5 : Un crédit qui fait tilt !

Parc visité : Cedar Point

Que faire après en avoir pris plein les mirettes avec Epic Universe ? Ben je sais pas… Au hasard, un tour à Cedar Point ? Ouaaah, mais ça tombe super bien, c’est justement le sujet de ce dernier chapitre !!
 
Bon, Cedar Point donc… Je pense qu’on peut se passer des présentations, tout le monde connaît ! Et au pire, j’ai déjà six Trip Reports qui vous permettront de découvrir plus en détail la capitale mondiale des montagnes russes !
 
Ici, on va se contenter de parler des nouveautés, sur lesquelles j’ai d’ailleurs déjà pas mal de choses à dire. Et puis je vais en profiter pour vous faire découvrir HalloWeekends, l’évènement Halloween du parc qui, comme vous allez pouvoir le lire, gagnerait largement à être plus connu !
 
Top Thrill 2
 
Après un petit retard à l’allumage en 2024, ça y est, la transformation de Top Thrill Dragster par Zamperla semble enfin fonctionner !
 
Je ne vous apprendrai rien en vous disant qu’au cours de celle-ci, l’énorme montagne russe, initialement construite par Intamin, a perdu sa catapulte hydraulique, remplacée par un Triple Launch LSM et une flèche de 128 mètres de hauteur, rien que ça !
 
Côté expérience, même si je crois que je conserve un petit faible pour le launch d’origine (je me rappelle encore mon premier tour de Dragster comme si c’était hier), force est de constater que ce que l’on perd en intensité sur la catapulte, on le gagne en sensation de vitesse et en temps de parcours. Donc oui, le Triple Launch est un peu mou du genou, mais avoir droit à près de 50 secondes à fond les ballons (au lieu d’une quinzaine précédemment), avec en bonus un sublime moment d’apesanteur sur la gigantesque flèche, ça compense largement ! Ah et notons au passage que la vitesse au sommet du Top Hat est bien plus élevée qu’avant, et donc l’airtime qui va avec d’autant plus puissant !
 
Et sinon, côté confort des trains ? Pour le coup, c’était nettement mieux avant ! Ce n’est pas la cata avec les nouveaux trains Zamperla, mais on ressent bien plus de vibrations que sur leurs prédécesseurs Intamin, qui avaient aussi l’avantage d’offrir une assise moins enveloppante et donc une meilleure sensation de liberté.
 
En conclusion, Top Thrill 2, c’est donc largement validé ! C’est différent de ce qu’était la montagne russe dans sa première version, mais ce qui est désormais proposé est à peu près tout autant satisfaisant. Et surtout, l’incroyable sensation de vitesse est toujours là, et c’est bien ça le plus important !
 
Siren’s Curse
 
Après le gros Launch Coaster qui s’est fait désirer, place à la surprise de l’année avec ce Tilt Coaster Vekoma, le premier d’une nouvelle génération signée du constructeur batave.
 
Si on remonte un peu le temps, le premier Tilt Coaster a ouvert ses portes en 2002 à Discovery World à Taïwan, à une époque où Vekoma sortait des prototypes à tout-va, comme également le Flying Dutchman ou le Giant Inverted Boomerang.
 
Après cela, plus rien (enfin si : une petite faillite et une grosse remise en question) jusqu’à ce que les Chinois de Jinma ressuscitent le modèle en 2016. Je ne sais pas si cela a piqué au vif le constructeur hollandais, mais toujours est-il qu’il a profité de la crise du Covid pour totalement revoir sa copie et en proposer une toute nouvelle version. Grand bien lui en a pris, puisque pas moins de quatre exemplaires ont été vendus coup sur coup, avec des ouvertures en 2025 et 2026 à Six Flags Qiddiya City, CotaLand et VinWonders Nha Trang en plus de Cedar Point !
 
Tant qu’à être dans l’historique, sachez aussi que Siren’s Curse n’a pas tout de suite été prévu pour Cedar Point… La montagne russe avait initialement été commandée par Energylandia avant que Six Flags ne mette la main dessus et n’envisage de l’installer à Six Flags Mexico. Finalement, peut-être parce que le sort de Top Thrill 2 était quelque peu incertain, la montagne russe a été expédiée à Cedar Point en dernière minute et a accueilli ses premiers passagers fin juin 2025.
 
Et accessoirement, ça se sent que Siren’s Curse n’était initialement pas prévu pour Cedar Point… Capacité trop faible, dimensions relativement modestes par rapport aux autres monstres locaux, positionnement qui la met peu en valeur, il y avait moyen de faire bien mieux avec un peu plus de temps… Mais bon, est-ce que cela va nous empêcher de tester l’attraction et de faire notre +1 ? Bien sûr que non !
 
Avant de monter dessus, la première impression, c’est important ça ! Comme dit juste au-dessus, l’emplacement de Siren’s Curse n’est pas des plus judicieux et, même si sa descente est bien placée le long de l’allée principale, elle est totalement écrasée par la flèche de Top Thrill 2 qui se trouve juste à côté ! Ensuite, la théma… Bon ben, vu qu’on est à Cedar Point, c’est bien simple, y en a pas, ou si peu que ça ne mérite même pas qu’on en parle !
 
Les sensations alors ? Ah ça, y en a, avec tout d’abord l’élément tilt particulièrement impressionnant, puis grâce à un parcours très nerveux, qui enchaîne les airtimes et les changements de direction bien vénères, tout en proposant au passage deux inversions.
 
Après, je ne peux m’empêcher de faire à Siren’s Curse le reproche que je fais à beaucoup de Vekoma récents, à savoir qu’ils sont presque trop parfaits dans leur ingénierie ! Tout est tellement fluide et s’enchaîne tellement bien qu’on n’est jamais surpris par un élément. Et puis il y a aussi le fait qu’on est à Cedar Point et que, face à des monstres comme Top Thrill 2, Steel Vengeance ou Maverick, Siren’s Curse fait presque figure de joueur de deuxième ligue… Et c’est bien dommage, parce que dans n’importe quel autre parc, il serait le grand patron !
 
HalloWeekends
 
Après les coasters, place à la terreur, avec quelques mots sur l’événement Halloween de Cedar Point ! Comme dans la plupart des grands parcs américains, celui-ci est présenté depuis les années 2000 et comporte son lot de maisons hantées, de scare zones et d’animations diverses et variées, plutôt orientées familles en journée et horreur une fois la nuit tombée.
 
La première chose à noter est que, contrairement aux parcs Universal, Busch Gardens ou Six Flags qui y vont très mollo sur la déco hors offre spécifique Halloween, à Cedar Point, ils sortent vraiment l’artillerie lourde ! C’est bien simple, impossible de parcourir 20 mètres dans le parc sans tomber sur des décors sur les façades, un parterre recouvert de citrouilles ou des saynètes à base de squelettes ou de petits animatronics. Et ça, c’est franchement très très cool !
 
Si on en vient ensuite aux offres plus adultes, celles-ci incluent cinq maisons hantées, trois parcours en extérieur ainsi qu’une expérience premium basée sur The Conjuring, qu’on n’aura hélas pas pu tester faute de temps. Ah et puis il y a aussi cette gigantesque scare zone qui s’étend du village des pionniers à côté de Millennium Force jusqu’à Gemini de l’autre côté, couvrant ainsi tout le fond du parc. Une zone de peur aussi grande, c’est bien simple, on n’en avait jamais vu ailleurs !
 
Après cela, les maisons hantées. Concernant ces dernières, on reste dans les classiques et j’avoue qu’aucune ne nous a particulièrement marqués. En revanche, la grosse surprise est venue des parcours en extérieur, très différents les uns des autres, et tous vraiment géniaux !
 
Dans le lot, il y avait tout d’abord The Throat Cove, installé sous le parcours de Maverick et proposant une thématique pirates zombies qui nous a pas mal rappelé la superbe scare zone Pirate Cove de Walibi Holland en XXL ! Après cela, il y avait aussi Blood on the Bayou, une immense balade d’une bonne quinzaine de minutes située sur l’ensemble d’îles au centre du parc, à proximité du circuit de Millennium Force. Là aussi, excellente ambiance, et la race d’acteurs qui tantôt jouent avec vous, tantôt cherchent juste à vous faire sursauter !
 
Et pour finir, notre préféré, CornStalkers ! Celui-ci prend place dans la goulotte du raft ride local, vidée de son eau pour l’occasion. Le concept est tout con : un passage super étroit entre des palissades couvertes de fanes de maïs, une bonne grosse dose de fumée, à peine ce qu’il faut de lumière pour pouvoir avancer et des monstres planqués dans le moindre recoin. Simple et extrêmement efficace !
 
Voilà donc pour Cedar Point en mode Halloween, un événement que je vous recommande vivement de tester si vous passez dans le coin à cette période. Avec celles d’Universal, de Busch Gardens Tampa et de Knott’s Berry Farm, il s’agit clairement d’une des meilleures soirées Halloween qu’on ait testées aux États-Unis !
 
Deux petits points négatifs tout de même :
- Dommage que la période d’ouverture des animations soit si réduite en soirée ! 20 h – minuit, c’est super short, et faut vraiment pas traîner si vous voulez en faire un nombre raisonnable (je vous recommande d’ailleurs de prendre des coupe-files qui ne sont pas extrêmement chers pour une fois).
- L’événement est blindé de chez blindé et même avec le Fastpass attractions le plus cher, vous attendrez facilement une bonne heure aux montagnes russes les plus populaires (je vous laisse imaginer le temps d’attente de la file classique).
 
Sur ce, je crois que c’est tout pour cette édition 2025 de Cedar Point ainsi que pour cette nouvelle cuvée de parcs US ! Une semaine, c’était certes un peu court, mais on a tout de même bien eu le temps de se régaler avec, mine de rien, quelques-uns des meilleurs parcs du pays ! Eh puis, comme dirait l’autre : We’ll be back !
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