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AuPoTchAl Tour

Juillet 2025

​Revis notre aventure en live sur Instagram !

Qu’est-ce que c’est encore que ce truc ? Une nouvelle divinité aztèque, frère de Quetzalcoalt et vénéré à Teotihuacan ? Même pas, c’est juste un acronyme qui regroupe l’Autriche, la Pologne, la Tchéquie et l’Allemagne, autrement dit les quatre pays que l’on a traversés lors de ce voyage dont je vais vous parler dans les nombreuses lignes qui suivent !

Aaaaah… Mais alors, pourquoi pas AlAuPoTch ? ou PoTchAuAl ? ou TchAuPoAl ? ou… Oui ben ça va hein, on ne va pas non plus tous les faire ! C’est AuPoTchAl parce que c’est moi qui décide et puis c’est tout, non mais sans blague !!! Si on n’a plus le droit de poser de question…

Cela dit, une question qu’on peut se poser c’est : pourquoi ces quatre pays ? Ben parce qu’on y trouve des crédits pardi, et notamment quelques nouveautés 2025 qui nous tentaient bien ! Dans le lot, citons les Big Dipper Mack Helios et Wiener Looping en Autriche, ou encore le Family Launch Coaster Aquila à Mandoria. Et puis n’oublions pas la cinquantaine de nouveaux +1 qui ont sans doute ouverts à Energylandia depuis notre précédente visite ! 

Avec tout cela, on a facilement de quoi occuper une bonne semaine, surtout si on y ajoute quelques découvertes de villes du coin et le glingage de la moindre petite merdouille qu’on croisera sur notre chemin !

Chapitre 1 : Sous le soleil de Fantasiana

Parc visité : Fantasiana

Pour le premier chapitre de la partie autrichienne de ce Trip, direction Fantasiana, un parc situé non loin de Salzburg, aussi petit que riche en chouettes attractions !

La raison de notre retour, seulement quatre ans après notre précédente visite ? Elle tient en un mot : Helios ! Il s’agit-là d’un Big Dipper Mack (avec train de Stryker Coaster si l’on veut être très précis), construit en remplacement de Wild Train, un Junior Coaster PAX qui n’avait de Junior que le nom tant il envoyait valdinguer ses passagers dans tous les sens !

Côté Helios, si on est passé au cran supérieur pour ce qui est de l’intensité, les stats de la bête restent somme tout assez modestes : 470 mètres de longueur, 23 mètres de hauteur, on est très loin d’un Voltron ou même d’un Lost Gravity ! Pour autant, vous allez voir que Fantasiana a parfaitement su exploiter le moindre mètre linéaire de la montagne russe pour en faire une excellente machine !

Avant de parler des mérites d’Helios, un rapide mot sur la zone qui l’accompagne, Sonnenbucht. Traduit de l’allemand, cela signifie la « baie ensoleillée », et l’on est ainsi en mode petit village méditerranéen, avec ses façades ocres, ses murets de pierre, ses toits de tuiles et son cloché qui domine l’ensemble. Si tout cela est relativement petit, toujours est-il que c’est super mignon, bourré de détails, et que l’atmosphère qui s’en dégage est vraiment très agréable ! Par ailleurs, en complément d’Helios, dont les rails longent les murs et entrent et sortent des différents bâtiments à plusieurs reprises, Sonnenbucht propose également une aire de jeux à base de fontaines du plus bel effet, qui n’est pas sans rappeler celle qui se trouve dans la cour de l’hôtel Colosseo à Europa Park.

Pour maintenant revenir au coaster, j’ai déjà parlé de ses caractéristiques mais je n’ai pas précisé que pour l’instant, il ne fonctionne qu’avec un seul train de huit passagers. C’est peu mais vu que le tour est rapide et que les opérations sont efficaces, cela n’empêche pas la file d’avancer correctement. Fantasiana a par ailleurs tout prévu pour qu’un deuxième train puisse être ajouté à terme car, s’il n’y en a qu’un aujourd’hui, c’est purement que le second ne passait pas dans le budget !

Le train, il est peut-être temps d’embarquer à bord afin de se faire un tour d’Helios ! Parce qu’on parle, on parle, mais pendant ce temps-là, le compteur à crédits ne glinge pas !! Ok, ok, j’accélère et, avant que le circuit ne commence, j’ajoute juste que le train d’Helios a exactement le même look que ceux de Voltron, avec cela dit deux rangées au lieu de quatre, ainsi que du son embarqué en bonus !

Ce coup-ci c’est bon, notre lapbar est abaissée et le train peut donc être dispatché ! Après un très bref préshow au pied du lift, en entame ce dernier et, en moins de temps qu’il n’en faut pour l’écrire, on est déjà au sommet, prêt à plonger dans une descente vrillée qui n’est pas sans rappeler celle de Lost Gravity, grosse dose de G latéraux incluse (même s’ils sont encore plus féroces sur le Big Dipper de Walibi Holland).

Après cela, place à ce qui est sans doute le meilleur élément du parcours d’Helios, un grand Camelback convexe et incliné à 90°, qui offre un magnifique airtime et se prolonge par un Double Down, lui non plus pas avare en G-.

On continue alors avec une double inversion qui surplombe l’entrée du parc et se compose d’un Zero G Roll (plutôt Negative G Roll d’ailleurs) suivi d’un demi-tour en montée très serré et d’une redescente incluant un roulement à 270°, lui aussi bien riche en Hangtime.

Un Double Up plus tard, place au troisième et dernier passage la tête en bas du circuit d’Helios avec une vrille qui traverse la station de part en part, dans la lignée de celles que l’on peut trouver sur certains Looper Coasters Vekoma nouvelle génération tels que Lech Coaster à Legendia ou Fenix à Fårup Sommerland. Restent encore un Wave Turn un peu lent, une série de virages en S, un demi-tour et voilà, le parcours d’Helios est bouclé !!

Verdict ? C’est qu’il est excellent ce coaster, et je n’en connais pas beaucoup d’autres qui puissent se targuer d’offrir une expérience aussi qualitative sur un circuit aussi court ! C’est bien simple, sur Helios, chaque centimètre de rail est exploité à la perfection, afin de créer des sensations super variées et toujours très bonnes ! Ajoutez à cela une superbe mise en scène, incluant de nombreux jeux avec les décors frôlant le parcours, sans oublier un confort sur lequel il n’y a rien à redire, contrairement à celui d’un bien plus gros Stryker construit dans un parc allemand bien connu ! 

Allez, si je devais mentionner un petit défaut, je dirais que la fin du circuit se traîne un peu, notamment au niveau du Wave Turn, qui n’est intéressant que sur le côté droit du train. Mais bon, je pinaille (et vous savez que j’adore ça) !

En conclusion, une très belle création signée Fantasiana, qui vient s’ajouter à une longue liste de chouettes attractions construites sur la dernière décennie, et dans laquelle peuvent également prendre place le Family Launch Coaster Zauberexpress, la tour indoor Knights Ride Tower ou le Flume Mami Wata.

Et tiens, tant qu’on en est à parler de nouveautés récentes, quelques mots rapides sur celle qui a précédé Helios en 2024. De son petit nom Pendula, elle consiste en un Wild Swing ART Engineering, genre l’attraction qui pousse un peu partout depuis la sortie du Covid, ce qui n’est pas pour nous déplaire tant cette petite balançoire offre de sympathiques sensations tout en restant accessible à tous ! Et puis là, c’était le tout premier exemplaire. On ne pourra donc pas reprocher à Fantasiana d’avoir suivi le mouvement !

Pour finir avec cette visite à Fantasiana, rapide passage en revue des autres attractions pas nouvelles mais retestées :

- Fridolin’s Verrückter Zauberexpress : Si ce Family Launch Coaster ART Engineering a depuis son ouverture en 2021 été cloné à plusieurs reprises, ce n’est pas sans raison : pour sa taille, c’est une excellente machine !
 - Flyrosaurus : Ce joli Star Flyer SBF a lui-aussi été copié, à Winnoland, décors en mode Jurassic Park et préshow inclus !
- Mami Wata : Et de trois pour ce qui est des attractions créées à Fantasiana et que l’on retrouve désormais dans d’autres parcs. Ici, c’est un Flume Ride avec descente en arrière et ascenseur vertical, comme vous pourrez également en tester un au Parc du Bocasse ou au Parc Spirou !
- Knights Ride Tower : Ce n’est pas la Tower of Terror mais cette petite Free Fall indoor a plus d’un tour… dans sa tour !
- Schloss Dracula : Il y a pas mal de bonnes idées dans ce Walk Through horrifique. Hélas, c’est assez bavard et on sent tout de même un gros manque de moyens dans la réalisation des différents décors et animations du parcours…
- Sindbad’s Abenteuer-Reise : Ce Dark Ride en mode 1001 Nuits représente assez bien le Fantasiana d’il y a 15 ans. Et on est bien content d’en être sorti !!
- Jeepfahrt : Pile le même commentaire que pour les aventures de Sindbad, en remplaçant Dark Ride par balade en jeep !
- Schneckenbahn : Ok, ce tour de monorail à pédales, c’était plus pour se dégourdir les jambes que pour faire l’attraction du siècle !

Et voilà, je crois que j’ai tout dit de cette nouvelle visite à Fantasiana ! Un peu comme à la suite de la précédente faite en 2021, le constat est que l’on a désormais affaire à un très chouette petit parc, porté par de récents investissements particulièrement judicieux, et ce n’est pas l’ajout d’Helios qui va venir me contredire ! Reste plus maintenant à espérer que cela continue sur cette excellente lancée !

Chapitre 2 : Le parc des familles

Parc visité : Familypark

Après Fantasiana, on reste dans les parcs autrichiens dont le nom commence par un F et on passe à Familypark ! Pour ceux qui ne connaîtraient pas ce site absolument charmant, il se trouve tout à l’est de l’Autriche, à quelques kilomètres à peine des frontières hongroises et slovaques, dans un très joli écrin fait de vignes et de petits villages, avec en arrière-plan le Neusiedlersee, le plus grand lac du pays. 

Côté attractions, si on ne trouve ici aucune grosse machine de la mort qui tue, Familypark en propose tout de même quelques-unes bien sympathiques…

Pour commencer, il y a tout d’abord l’une des plus récentes en date, Biberburg, un Flume Ride Intamin dont le parcours zigzague au milieu des arbres et utilise intelligemment le terrain naturel pour proposer trois descentes dont une en arrière (précédée du switch le plus doux jamais vu) ainsi qu’une autre, plus grande et avec Camelback, façon descente finale de Chiapas. Le résultat est vraiment très bon : ça mouille sans rincer et l’intégration du parcours est très réussie, tant et si bien qu’on n’a pas du tout l’impression que l’attraction n’est là que depuis 2022 !

Après cela vous avez aussi Ratenmühle, sans doute le meilleur de tous les Bobsled Coasters construits par Gerstlauer. Déjà, le parcours est excellent, varié et sans le moindre temps mort. Ensuite, son intégration est juste magnifique, entre l’énorme gare (qui possède accessoirement un passage secret via ses toilettes), l’utilisation de la pente naturelle et la végétation très présente.

Quoi d’autre encore ? Enormément de petites attractions, avec dans le lot beaucoup de Flat Rides familiaux, allant de tours signées Zierer et ABC Rides aux classiques indémodables que sont les Bateau Pirate, Tasses, Mini Jet ou Wave Swinger, en passant par un Sky Fly Gerstlauer pour un peu plus de sensations, et sans oublier les plus récents Nebulaz Zamperla et Wild Swing ART Engineering, parce que tout parc qui se respecte semble désormais devoir en posséder un !

Ensuite, vous avez également toute une dose de circuits, souvent signés Metallbau Emmeln. Il y en a en train, en tacot et même à dos de lapin, de coq ou carrément de cochon. Et puis, en matière de circuits, n’oublions pas la seconde montagne russe du parc, Götterblitz, un YoungStar Coaster signé Mack dont le parcours est, à une spirale près, le même que celui du Pegasus d’Europa Park, train en mode cheval ailé inclus !

Avec cela, je crois que c’est à peu près tout... Ok, je n’ai pas parlé du Mini Flume ABC, du toboggan en canots (qui a quitté le parc fin 2025), du Butterfly Sunkid ou de quelques autres encore, mais je ne me vois pas non plus écrire des lignes et des lignes dessus. Ce que je peux à la rigueur ajouter, c’est que Familypark compte presque autant d’aires de jeux que d’attractions mécaniques. Elles sont souvent relativement petites, mais il y en a absolument partout et cela ne fait que renforcer le côté super familial du parc !

Et puis, si l’on parle de Familypark, certes il y a les attractions, mais il y a surtout le cadre magnifique du parc ! Que ce soit dans les zones Bauernhof (la ferme), Märchenwald (le bois des contes), Erlebnisburg (le château fort) ou Abenteuer Insel (l’île de l’aventure, en mode méditerranéen), tout est constamment hyper soigné, aussi bien au niveau des décors que de la végétation, ultra présente et qui rend le parc particulièrement agréable à visiter, surtout en été ! L’ensemble est par ailleurs parfaitement entretenu, sans la moindre trace d’usure ou le moindre brin d’herbe qui dépasse. Après tout, on est en Autriche et on ne plaisante pas avec ce genre de choses par ici !

Voilà donc pour Familypark… Si vous passez dans le coin, n’hésitez pas à y faire un saut. Certes, ce n’est pas ici que vous trouverez les plus impressionnants coasters d’Europe ou des Flat Rides à vous retourner l’estomac mais le parc vaut largement plus que ses seules attractions !  Cela étant, s’il pouvait à l’avenir en ajouter une vraiment ambitieuse, j’avoue qu’on ne dirait pas non. Mais paraît qu’il y a d’abord quelques petits soucis de terrains à régler…

Chapitre 3 : Looping en capitale

Parc visité : Wiener Prater

Plus que Fantasiana ou Familypark, si je vous dis « parc d’attractions autrichien », je pense que le premier qui vous viendra à l’esprit, c’est le Prater de Vienne. Techniquement, on est plus sur une fête foraine sédentarisée que sur un parc... En effet, chacun des manèges présents est opéré indépendamment par des forains. Oubliez ainsi l’idée même d’un forfait illimité, il faut payer pour chaque tour, ce qui peut vite faire monter la facture, surtout si vous comptez glinger tous les crédits locaux, au nombre de 14 à l’heure où j’écris ces lignes (j’inclus le Flume et sa descente avec Camelback mais pas Auto Bergbahn accessible uniquement aux enfants).

En ce qui nous concerne, ça va, pas besoin de partir de zéro, on avait déjà tous les +1 locaux au compteur, mis à part le dernier venu - et donc raison de notre visite - Wiener Looping. Au programme, Big Dipper Mack (eh oui, encore un), dont le nom rend hommage à un Shuttle Loop Schwarzkopf présent au Prater dans les années 80 et qui s’est depuis baladé aux Etats Unis puis en Angleterre avant d’atterrir à Selva Magica au Mexique où il réside désormais depuis 10 ans.

La principale chose qui interpelle lorsque l’on arrive à proximité de Wiener Looping, c’est à quel point son parcours est compact. Certes le lift et la première descente du coaster sont un peu à l’écart mais le reste du circuit, c’est juste un bon gros sac de nœuds !

Et niveau parcours, justement, qu’est-ce que cela donne ? Eh bien embarquons à bord et voyons cela tout de suite !

Passé un lift aussi rapide que sur Helios qui vous emmènera à 31 mètres au-dessus du sol, on a droit à un demi-tour à 180° puis à un arrêt au sommet de la première descente. On peut alors profiter de quelques secondes de répit pour contempler la vue sur le Prater, avant que les choses ne s’emballent… 

Après cela, c’est parti pour la First Drop, inclinée à 92°, qui se redresse au-dessus d’une allée puis se prolonge par un Double Down plongeant jusqu’au sol. Aussi bien dans la descente que dans la seconde cassure qui la suit, les G négatifs sont réglés en mode ejector et ça, c’est très cool, même si, comme souvent sur les coasters Mack les plus récents, les transitions entre accélérations négatives et positives sont un peu trop violentes à mon goût…

Place ensuite à la première inversion du circuit, un Banana Roll pas franchement mémorable, mais c’est un peu une constante avec cet élément. Juste derrière vient immédiatement un autre renversant prenant la forme d’un Stall Loop, au sommet duquel vous aurez droit à deux ou trois petites secondes suspendus dans votre lapbar la tête en bas. Sans trop d’hésitation, le meilleur passage de Wiener Looping. 

Toutefois, le circuit ne s’arrête pas là. Il continue par une remontée vrillée débouchant sur un Dive Loop un brin faiblard. Celui-ci précède une spirale plutôt intense, que suit un changement de direction assez banal, avant que le train ne franchisse un dernier demi-tour et arrive dans les freins de fin de parcours.

Voilà donc pour les 518 mètres du circuit de Wiener Looping, une montagne russe qui envoie ce qu’il faut mais qui est parfois un peu trop compacte pour son propre bien, à se demander si son circuit n’aurait pas dû être conçu pour des wagons avec deux passagers de front plutôt que pour des trains de Big Dipper qui en comptent quatre. Parce qu’autant tous les éléments constitués de lignes droites, à savoir la première descente, le Double Down et le Stall Loop, sont très réussis, autant les autres souffrent vite de ralentissements liés au fait que le train doit négocier des changements de direction très (trop ?) serrés !

Tout cela n’empêche en définitive pas Wiener Looping de se hisser parmi les meilleurs coasters du Prater (en même temps, si la concurrence locale est nombreuse, elle n’est pas des plus qualitative). Pour autant, dans le même parc, on lui préfère clairement le certes plus familial mais beaucoup plus fun Gesengte Sau. Quant au duel face à l’autre Big Dipper autrichien ouvert en 2025, à savoir Helios, autant vous dire que la montagne russe de Fantasiana l’emporte haut la main !

Allez, suite de la visite avec… avec quoi déjà ? Ah ben un petit tour de Gesengte Sau, vu que je viens d’en parler deux lignes plus haut ! J’ai dit dans le précédent chapitre que Ratenmühle à Fantasiana était mon Bobsled Gerstlauer préféré et je peux compléter cette affirmation en ajoutant que l’exemplaire du Prater suit de très très près derrière ! 

Mis à part ça, pas d’autre tour de grand huit. On les avait déjà tous au compteur et aucun ne nous donnait envie de passer à la caisse pour le refaire. Enfin si, il y avait bien Olympia Looping, en résidence estivale sur le champ de foire du Prater… Mais à 12.50€ le billet, faut pas non plus déconner !

A la place, ce sera un tour de Flume pour le Scherzie qui n’avait pas encore son crédit. Comme à Familypark, si cet exemplaire signé Reverchon est considéré comme un +1, c’est dû à la présence d’une descente suivie d’un Camelback. Mouais, je ne suis franchement pas convaincu, mais soit… Cela étant, le reste du circuit est assez sympa, plutôt long pour un modèle forain, et doté d’une descente finale bien haute comme on les aime. Manque juste un peu de déco à l’ensemble…

Quoi d’autre encore ? Un tour du Dark Ride interactif Eisberg - très dispensable - et un autre du train fantôme Grosse Geisterbahn, situé juste sous le lift de Wiener Looping et pourvu d’un charme rétro ma foi fort sympathique ! N’oublions pas non plus pour finir l’excellent Black Mamba, une variante signée Funtime du traditionnel Booster des fêtes foraines, pourvu ici d’un deuxième axe de rotation permettant de créer des mouvements plus variés sans pour autant renoncer à une bonne grosse dose de G positifs ! 

Enfin, pour dîner, plutôt que l’usine à Schnitzel qu’est la Schweizerhaus, on a préféré le restaurant Zum Englischen Reiten, situé juste à côté de l’immense Star Flyer Praterturm. N’ayez crainte, vous y trouverez aussi des escalopes viennoises cuisinées dans les règles de l’art (il faut que la panure forme de cloques), de la bonne bière, sans oublier une terrasse ombragée fort agréable !

Et puis voilà pour notre petite soirée au Prater… Vu qu’on était déjà passé plusieurs fois par ce champ de foire géant, on n’a pas eu à courir pour en faire tous les crédits et autres attractions qui peuvent valoir le coup d’œil. A la place, on y est allé en mode chill, ce qui n’est pas forcément notre habitude de consommation des parcs, mais qui fait somme toute du bien de temps en temps !

Chapitre 4 : Des Alpine à la pelle (première salve)

Parcs visités : Bad Dürrnberg, Gmunden, Stoaninger Alm, Bobovka u mlýna, Jagdmärchenpark Hirschalm, Merlin's Kinderwelt

Qui dit passage par les Alpes dit forcément un peu d’Alpine Coasters à gauche à droite, voire plus que cela même, vu qu’on en aura testé pas moins de douze au cours de ce trip entre l’Autriche, la Pologne et la République Tchèque ! 

Dans ce chapitre, on va déjà en passer quatre en revue ; le reste ce sera pour plus tard. Et tant qu’à faire, on va aussi parler de deux petits parcs croisés en cours de route, le tout en mode vite fait bien fait parce qu’il n’y a pas non plus de quoi écrire des lignes et des lignes sur ces différents sites !

Bad Dürrnberg

Premier arrêt Alpine avec ce modèle Brandauer, situé non loin de Salzburg, juste à côté de la frontière austro-allemande. Au programme, 2200 mètres de pour 500 mètres de dénivelé, au début le long d’une piste de ski, puis dans la forêt. L’ensemble est sympathique mais manque un peu de folie, notamment dans sa première partie…

Gmunden

On reste chez Brandauer avec cet exemplaire construit sur un sommet au-dessus de la ville de Gmunden et auquel on accède via un téléphérique. Concernant l’Alpine en lui-même, on a droit à 1400 mètres de parcours (remontée tirée par téléski incluse) et quelques bonnes sensations dans les virages bien serrés caractéristiques des installations du constructeur autrichien. 

Stoaninger Alm

Troisième et dernier Brandauer de ce chapitre avec un modèle qui ne paie pas de mine de l’extérieur (seulement 1000 mètres, montée et descente combinées) mais possède quelques passages sacrément vicelards, en tête desquels une cassure en fin de circuit qui vous procurera le meilleur airtime que vous pourrez trouver sur un Alpine Coaster, pour peu que vous arriviez dessus à pleine balle ! Tellement foune qu’on s’en est fait un deuxième tour, quelque-chose qui, il me semble, ne nous était encore jamais arrivé avec une attraction de ce genre !!

Bobovka u mlýna

On quitte Brandauer, et on quitte aussi l’Autriche pour parler de cet Alpine Coaster Wiegand construit dans la périphérie de la ville tchèque de Brno. Côté parcours, ce n’est pas spécialement long (775m) mais comme l’ensemble est installé au milieu d’une forêt et qu’il s’agit d’un modèle de première génération (à savoir sans les freins magnétiques tout au long de la piste), les sensations sont plutôt bonnes !

Jagdmärchenpark Hirschalm

Après les Alpine, place aux plus ou moins parcs d’attractions, à chaque fois en mode paiement à l’unité par tour de manège et, dans le cas de Jagdmärchenpark Hirschalm, avec uniquement une Pomme SBF à se mettre sous la dent ! C’est bien maigre et autant vous dire qu’on n’y sera pas resté des heures !

Merlin's Kinderwelt

Arrêt parc suivant… euuh parc, je ne sais pas si Merlin’s Kinderwelt peut prétendre à ce substantif ! Non là je parlerais plutôt de truc glauque au possible, où quelques attractions aux couleurs plus criardes tu meurs se mêlent à des friperies et des boutiques d’alcool bon marché (on est passé en République Tchèque, à même pas 500 mètres de la frontière autrichienne). Pour vous dire, le lieu nous a pas mal rappelé Fantasy Island en Angleterre, autre endroit particulièrement sinistre où l’on n’aurait pas pu s’imaginer être plus éloigné de ce qui constitue pour nous les codes d’un parc d’attractions en bonne et due forme !

Enfin bref, vu qu’on n’est apparemment pas là pour la beauté du site, j’imagine qu’il y a un peu de crédit à se mettre sous la dent… Bingo, et pas moins de trois s’il vous plaît ! Oui, bon, je vous arrête tout de suite, dans le lot il y a un Butterfly, une espèce de Powered Coaster et l’un des pires Junior Coasters chinois qu’on n’ait jamais testés ! Autant dire qu’on a pris autant de plaisir à faire glinger le compteur qu’à arpenter les tristes allées de cet endroit sans charme ! Au secours, fuyons !!!

Brno

Afin de remonter le niveau, finissons ce chapitre avec quelques mots sur la très jolie ville de Brno, capitale de la Moravie et deuxième plus grande cité de République Tchèque derrière Prague.

L’ambiance y est tranquille et le centre-ville très agréable, avec un mélange de façades d’époque et de bâtiments à l’architecture plus moderne. Parmi les choses à voir, quelques églises, un château perché sur une colline et plusieurs places bordées de cafés et de restaurants, en somme tout ce qu’il faut pour finir la journée… et ce chapitre !

Chapitre 5 : Universe of Energy(landia)

Parcs visités : Energylandia, Zatorland, Park Miniatur Świat Marzeń


Après la République Tchèque, cap sur la Pologne et à son plus célèbre parc : Energylandia ! Pas besoin de faire les présentations, tout le monde connaît désormais ce parc, véritable usine à coasters du continent européen, qui comptait pas moins de dix-neuf montagnes russes en 2025 !

Alors, quoi de neuf depuis notre dernière visite ? Vu c’était en 2019, beaucoup de choses, Energylandia ayant pris l’habitude d’envoyer chaque année de la nouveauté à la tonne, et ce depuis son ouverture en 2014 ! Néanmoins, ça c’était jusqu’en 2024, année où le robinet des subventions européennes s’est brutalement refermé. Et autant dire que depuis, les nouveautés se sont faites un peu plus rares…

Pour trouver les plus récents ajouts du parc, direction donc le fond du parc, accessible via cet étrange tunnel hyper étroit qui passe sous une route et coupe Energylandia en deux. En 2019, on ne trouvait là-bas que Dragon Zone et l’excellent Zadra, désormais l’endroit compte deux zones de plus avec Aqualantis, ouvert en 2022, et Sweet Valley, inauguré deux ans plus tard.

Aqualantis

Comme pour Dragon Zone ou Sweet Valley, on sent avec Aqualantis qu’Energylandia a essayé de faire un peu plus que d’entasser les manèges à la one again comme c’est le cas dans le reste du parc. Ici, on a donc droit à une zone dont la thématique navigue entre Atlantide et usine de traitement des eaux (ce n’est pas super clair), et qui abrite une dizaine d’attractions, parmi lesquelles pas moins de trois crédits !

Si l’intention derrière Aqualantis est donc louable, le rendu l’est beaucoup moins. L’ensemble manque cruellement de relief, enchaîne les façades ultra carrées aux motifs répétitifs et souffre d’un déficit évident de verdure et d’accessoirisation. Comme souvent à Energylandia, la quantité est là, mais la qualité est restée sur le bas-côté.

Vous l’aurez compris, pour ce qui est de la déco, ce n’est pas vraiment ça, mais qu’en est-il des attractions ??

Celle qui domine clairement Aqualantis, c’est Abyssus, un LSM Coaster Vekoma modèle Shockwave qui… Eh mais attendez, ils en ont déjà un de LSM Vekoma à Energylandia, c’est Formula ! En effet, mais bon, les doublons, le parc polonais en a l’habitude !! Et puis, Abyssus, c’est clairement la version XXL de Formula, avec pas loin de 2,5 fois plus de longueur (1320 mètres vs 560 mètres), une hauteur de 38,5 mètres et deux catapultes pour ne rien gâcher !
Si l’on s’intéresse au parcours d’Abyssus, celui-ci peut facilement être scindé en trois parties. La première suit un Launch court mais assez punchy, et se constitue d’une succession de petites bosses et changements de direction. Rien de bien méchant, mais il y a quelques légers airtimes de-ci de-là et, pour une mise en bouche, ça fonctionne parfaitement bien !

Après cela, deuxième launch, moins puissant (voire très mou) mais plus rapide que le premier, et qui lance le train à 100 km/h, autrement dit la vitesse de pointe du coaster. S’en suit un Top Hat hélas trimé (non mais quelle idée…) puis le meilleur passage du circuit, où s’enchaînent un Looping pris à pleine balle, une bosse ultra généreuse en G négatifs, un Batwing bien intense et enfin un EGF Turn qui vous fera valdinguer de droite à gauche dans votre siège !

On arrive alors à la troisième et dernière partie d’Abyssus, qui se rapproche du sol pour une succession de virages serrés à chaque fois entrecoupés d’un changement de direction prenant la forme d’un Camelback, d’un Wave Turn ou d’une Corkscrew. Sur le papier, ça paraît plutôt pas mal mais, en réalité, l’ensemble manque cruellement de saveur et finit par paraître répétitif avec cette succession de virages à gauche, puis à droite, puis à gauche, etc.

En conclusion, Abyssus n’est pas une mauvaise montagne russe, cependant elle n’est clairement pas au niveau de ce que l’on pourrait attendre d’un Vekoma nouvelle génération de cette taille ! S’il n’y a absolument rien à dire pour ce qui concerne son confort, côté parcours, on a l’impression que le coaster n’a pas grand-chose à raconter, entre sa première partie un brin fade et son final qui tire trop en longueur ! Dans le genre, on préfère ainsi largement à Abyssus le bien plus petit mais aussi plus nerveux Formula dans le même parc, ainsi que la version réduite du modèle Shockwave (sans le premier launch donc) que l’on avait croisée en Chine à Huachang Dragon Valley avec Jungle Dragon. Comme quoi, la taille ne fait pas tout…

Suite de l’exploration d’Aqualantis avec les deux autres crédits de la zone ! Le premier répond au nom de Tidal Wave Twister et consiste en un Disk’O Coaster Zamperla, genre le truc déjà vu et revu, qui a tendance à un peu brasser et qu’on ne fera sans doute pas s’il ne faisait pas glinger le compteur !

Quant au second, il s’agit de Light Explorers, un Junior Boomerang Vekoma qui… Eh mais attendez, lui aussi ce n’est pas le premier d’Energylandia ! Ben non, il y a déjà Boomerang situé à quelques centaines de mètres de là… Cela dit, je préfère largement ce modèle Spirit (comme Light Explorers) au modèle Rebound (comme Boomerang) du fait de son parcours plus étiré qui privilégie les bosses vrillées aux virages pas forcément très agréables lorsque le train les prend en marche arrière !

Pour finir avec Aqualantis, rapide coup d’œil aux autres attractions de la zone... Une Fire Brigade, un Jump Around, un Water Mania, un Rockin’ Tug et j’en oublie sans doute, ce n’est que du Zamperla et ce n’est que du sans intérêt ! D’ailleurs, en parlant de manque criant d’intérêt, il y a aussi Grotto Expedition, un Boat Ride dont on cherche encore la grotte du titre et qui se résume plutôt à une expédition vers l’ennui tant il ne se passe rien durant la dizaine de minutes que dure son interminable parcours !

Sweet Valley

Si Aqualantis n’est clairement pas un chef-d’œuvre visuel, que dire alors de Sweet Valley et de ses façades aux couleurs criardes sensées évoquer une cité faite de sucreries ? Ben que c’est horriblement moche, cheap, ni fait ni à faire, bref, qu’il faudrait qu’Energylandia arrête de tenter de faire des zones thématiques si c’est pour faire des monstruosités pareilles ! Accessoirement, l’endroit sent les coupes budgétaires à plein nez, que ce soit du côté des rochers par finis du Mine Train ou de ce grand bâtiment à côté du Junior Coaster dont il n’existe que les façades !

Côté attractions, comme pour Aqualantis, on a à nouveau droit à toute une ribambelle de Kiddie Rides comme le parc semble déjà en proposer des millions. Ajoutez à cela le Junior Coaster et le Mine Train dont je parlais quelques lignes plus haut… Le premier répond au nom de Honey Harbour et est comme d’habitude un modèle de série signé Vekoma (Calypso pour le coup) qui propose un circuit court mais pas dénué d’intérêt pour une montagne russe de ce genre.

Pour ce qui est ensuite du Mine Train, il s’appelle Choco Chip Creek et on ne peut pas dire qu’il propose grand-chose d’intéressant malgré ses 1200 mètres de parcours. Non, là c’est juste trois lifts, des virages et des spirales à n’en plus finir, dans la lignée d’un Crazy Bat à Phantasialand, et ce n’est là vraiment pas un compliment ! Pour ne rien arranger, la déco (quand elle est finie) est juste immonde, et l’amas de faux rochers censé représenter de la pâte à cookie fait plus penser à un gros étron qu’à n’importe quoi d’autre !

Allez, ça suffit avec Sweet Valley, arrêtons le massacre sucré et revenons plutôt aux attractions d’Energylandia qu’on a retestées !

Côté coasters :
- Formula : Je l’ai dit un peu plus haut, je préfère largement ce petit LSM Vekoma à son grand frère Abyssus ! Au moins ici, y a pas de gras, c’est que du nerf, et chaque centimètre de circuit est parfaitement conçu pour que les bons éléments se succèdent les uns aux autres !
- Hyperion : Le gros Intamin de l’étape, un peu bancal niveau parcours (le milieu est assez fadasse), mais qui possède tout de même quelques moments de pure jouissance, notamment sur ses premières centaines de mètres où s’enchaînent 1st drop complètement dingue, Camelback prêt à vous envoyer vers les cieux et Dive Drop plus whippy tu meurs !
- Dragon Roller Coaster : Un Suspended Family Coaster Vekoma modèle 453m (comme au Parc du Bocasse ou à Fårup Sommerland), un peu trop court mais néanmoins fort efficace pour une montagne russe familiale !
- Speed : Ce Water Coaster Intamin est clairement la meilleure attraction aquatique d’Energylandia, même si on est loin de pouvoir parler de chef-d’œuvre ! Pour autant, j’aime bien l’ascenseur vertical et la longue descente très graduelle qui le suit. Pour le reste, circulez, y a rien à voir !
- Zadra : Parmi les quatre Hyper Hybride RMC actuels (les autres étant Steel Vengeance, Iron Gwazi et Hakugai), je placerais celui-ci en troisième position, Zadra étant une bête particulièrement féroce mais néanmoins moins dingue que celle de Cedar Point et moins inventive que celle de Busch Gardens Tampa.

Côtés autres divers et variés :
- Space Booster : On n’avait jamais fait ce Booster Fabbri, dont la capacité est particulièrement mauvaise et la file constamment super longue. Cette fois-ci, il n’y avait que deux tours d’attente, donc vas-y qu’on lui donne sa chance… Sans surprise, c’est rigolo, mais toujours un brin répétitif au bout d’un moment !
- Jungle Adventure : On cherche encore la jungle et l’aventure dans ce Raft Ride Intamin qui figure parmi les plus poussifs qu’on ait jamais testés !
- Toffifee Gold Mine : Un Flume Ride aussi riquiqui que vicelard, qui vous mouillera jusqu’au fond du slip grâce à un retour de vague particulièrement méchant sur la première descente ! En même temps, vu qu’il faisait 30° lors de notre visite, ce n’était pas plus grave que cela !

Et voilà, je crois que j’ai tout dit sur cette nouvelle visite à Energylandia et qu’il va maintenant être venu le temps de conclure !

S’il fallait résumer Energylandia par une expression, je choisirais sans hésiter « la quantité au détriment de la qualité » ! Parce que oui, l’offre est certes pléthorique (et peu de parcs au monde peuvent se targuer d’avoir autant d’attractions qu’Energylandia) mais, sur la cinquantaine de manèges mécaniques qui sont proposés, une demi-douzaine à peine surnagent dans ce qui ressemble tout de même beaucoup à un océan de médiocrité !

Alors oui, dans le lot il y a les incroyables Zadra et Hyperion, sans oublier les sympathiques Dragon Roller Coaster, Abyssus et Speed mais après… eh ben après, plus rien si ce n’est des Family Coaster Vekoma à tout va et plus de merdouilles SBF qu’il devrait être légalement autorisé d’en proposer !

Au milieu de tout cela, reparlons rapidement de nos deux découvertes du jour, à savoir Aqualantis et Sweet Valley. Très honnêtement, j’ai du mal à comprendre l’intérêt de ces deux zones… Mis à part Abyssus, tout n’est que redite d’offres déjà existantes ailleurs dans le parc, et le tout ne marquera vraiment pas les esprits par le niveau de la thématique proposée !

Pour résumer, Energylandia est clairement un parc très bancal, qui a ajouté, ajouté et encore ajouté, sans jamais sembler vouloir prendre le temps de faire les choses bien ! Aujourd’hui, le rythme des investissements s’est clairement ralenti, voire quasi totalement arrêté. Gageons que, l’argent se faisant plus rare, les dirigeants du parc y réfléchiront par deux fois avant de sortir leur prochaine nouveauté. Parce qu’un peu de qualité et de charme ne feraient vraiment pas de mal à ce parc qui en manque beaucoup !

Tiens, en parlant de parcs qui manquent de charme, si on allait en visiter deux autres non loin d’Energylandia, afin de relativiser un peu ??

Pour cela, direction Zatorland puis Park Miniatur Świat Marzeń. Le premier se trouve à cinq minutes à peine d’Energylandia et propose deux crédits (deux Junior Coaster dont une Pomme), quelques manèges aux couleurs qui font bien mal aux yeux et un bon paquet de vieux dinos en plastique ! Quant au second, c’est le France Miniature du pauvre (c’est vous dire le niveau), avec ce qu’il faut de monuments inconnus au bataillon et, côté attractions, un Junior Spinning SBF, une bonne dose de gonflables, mais aussi un toboggan en bouées qui n’était cependant pas inclus dans le billet d’entrée et qu’on a donc zappé. Finalement, ce n’est pas si mal que ça Energylandia !!

Chapitre 6 : Le meilleur en intérieur !

Parc visité : Mandoria

Après l’énorme mastodonte Energylandia, on réduit quelque peu la voilure et on passe à Mandoria !

Ouvert en 2021 à quelques kilomètres de la ville polonaise de Łódź (on ne dirait pas mais ça se prononce Woudj, oui, oui…), le parc propose une trentaine d’attractions mécaniques autour d’un thème inspiré de la Renaissance italienne, le tout entièrement en intérieur. Notons au passage que dès 2026, Mandoria va s’étendre vers l’extérieur avec l’ouverture d’un Bobsled Gerstlauer, clone du Tiki Waka de Walibi Belgium. Mais bon, là, on est encore en 2025 et on va donc rester en mode indoor !

La première chose qui marque lorsque l’on pénètre dans les bâtiments qui abritent Mandoria (et qui servaient initialement de parc des expositions), c’est, de un, qu’il y a tout de suite un crédit qui nous passe au-dessus de la tête, et, de deux, que l’ensemble a l’air particulièrement soigné côté déco, ce qui se confirmera d’ailleurs au fur et à mesure de notre visite !

Niveau organisation, le parc est divisé en deux grandes parties : la première que l’on croise évoque Venise, avec ses palais aux murs ocres ou roses, ses places, ses échoppes de marchands, etc. L’ensemble est subdivisé en plusieurs sous-zones, séparées les unes des autres par des façades ou des passages couverts, ce qui permet de conserver un sentiment de découverte à chaque pas. Après cela, place à une seconde partie, plus récente et plus ouverte, dont l’architecture fait penser à la Toscane et où l’on trouve accessoirement les dernières nouveautés du parc en matière d’attractions.

Justement, les attractions, si on en parlait un peu… En commençant par les crédits ? Ben oui, par quoi d’autre sinon ?!! Ok, dans ce cas, signalons que Mandoria en compte pas moins de quatre, qu’ils sont tous en mode family-friendly, et allons-y pour la revue en détail !

Merkant

C’est le coaster sous lequel vous passez lorsque vous entrez dans le parc… Au programme, Bob Coaster de chez Gerstlauer, un modèle assez rare de Family Coaster signé du constructeur allemand (à ne pas confondre avec leur Bobsled façon Tiki Waka ou Speed Rocket), dans lequel les passagers sont assis l’un derrière l’autre dans de petits wagons, à la manière d’un Flume Ride.

Côté circuit, rien de bien méchant… Celui-ci mesure 265 mètres de longueur et atteint 7,3 mètres de hauteur, comporte deux lifts et zigzague gentiment au-dessus des allées tout en traversant divers éléments de décor avant de revenir en gare. C’est un peu bref, mais pour les plus jeunes, c’est parfait comme première expérience de montagne russe !

Mroczny Dwór

Pour ceux qui n’auraient pas fait polonais en deuxième, troisième ou x-ième langue, Mroczny Dwór signifie « manoir sombre ». Et pour être sombre, ce coaster l’est très clairement, vu qu’il n’y a pas une once de lumière pendant tout le tour ! En même temps, lorsque l’on sait qu’il s’agit d’un Junior Spinning Coaster SBF (avec 3 boucles), on se dit qu’il n’y a pas forcément besoin de voir grand-chose pour trouver ça assez bof !

Carrara

Après la parenthèse italienne, retour à du crédit made in Germany avec ce Powered Coaster Mack ouvert en 2022. Particularité ici : le train est plus court que d’habitude (20 places au lieu de 38), ce qui permet au circuit d’être plus dynamique, une qualité qui fait souvent défaut à ce genre de machine. Du coup, pas trop surprenant que Carrara se positionne comme l’un des meilleurs exemplaires du genre !

Aquila

On termine avec le plus récent des +1 de Mandoria. Tout fraîchement ouvert en 2025, Aquila est un Family Launch Coaster Vekoma dont les stats ne font pas forcément rêver (445 mètres de longueur, 16 mètres de hauteur), mais qui s’est avéré être une très, très bonne surprise !

Les points forts de la bête ? Ils sont nombreux !! Déjà, le train file à pleine balle tout du long, depuis la catapulte LIM qui le propulse hors de la gare jusqu’au retour au quai après deux tours de circuit ! Ensuite, le tracé de la montagne russe est ultra tortueux, et les nombreux éléments de décor que le train traverse renforcent considérablement la déjà excellente sensation de vitesse, en même temps qu’ils empêchent constamment d’anticiper la suite du parcours !!

Enfin, on a affaire à du Vekoma nouvelle génération, et un tour d’Aquila, c’est donc comme glisser sur de la soie ou, plus simplement, sur ce qui est sans doute l’un des meilleurs Family Coasters actuellement disponibles en Europe, rien que ça !!

Sur cette note très positive, passons aux autres attractions de Mandoria avec… avec un peu tout le reste, en fait ! Étant en intérieur et assez compact, le parc ne propose ni attractions aquatiques, ni Dark Rides, ni gros Flat Rides. À la place, c’est tout un bataillon de petits manèges qui nous attendent, avec dans le lot les indispensables carrousel, mini-tour, chaises volantes, chenille, autos tamponneuses et plus si affinités, vous voyez le topo ! Le tout est complété par quelques parcours à pied (labyrinthe de miroirs ou Fun House thématisée sur une fabrique de robes, c’est original ça !) et autres aires de jeux.

Voilà donc pour Mandoria… Conclusion ?

Ben vous savez quoi, le parc a beau être à des années-lumière du gigantisme d’Energylandia, je crois bien qu’on l’a préféré à ce dernier, ce qui en fait assez logiquement le meilleur parc de Pologne. Ben oui, les coasters XXL, c’est bien gentil, mais l’atmosphère, le charme, tout ça, c’est aussi très important ! Et autant Energylandia en est totalement dénué, autant c’est un très gros point fort de Mandoria !

À Mandoria, tout est fait avec goût et un sens aigu du détail, que ce soient les décors ou la thématisation des attractions, parfois très originales (les carrières de pierre de Carrare pour le Powered Coaster ou la fabrique de robes pour la Fun House, fallait y penser). En parlant de celles-ci, évoquons vite fait à nouveau Aquila, sans doute l’une des meilleures surprises du trip avec Helios à Fantasiana ! Aaah, si tous les Family Coasters pouvaient être de ce niveau…

Et puis, tant qu’à faire, Mandoria ne serait-il pas non plus le meilleur parc indoor du continent ? Ok, de ce côté, la concurrence n’est pas très rude et se limite principalement aux différents Plopsa/Mayaland du groupe Studio 100, qui n’ont pas grand-chose d’autre à proposer que des manèges ultra-basique et une déco ultra-plastique et gamins, là où Mandoria a fait le choix malin d’un univers qui parlera aussi bien aux plus jeunes qu’à leurs parents !

En somme, vous l’aurez compris, Mandoria, ça a été le coup de cœur du voyage, et on est maintenant très curieux de voir ce que le groupe Ptak, propriétaire du site, va faire du Parc du Petit Prince en Alsace, qu’il a racheté début 2025 !

Pour finir avec ce chapitre, encore quelques lignes pour vous parler de l’autre visite du jour, celle de la ville de Wrocław, aussi parfois appelée Breslau en français, située à environ deux heures de route de Mandoria en allant vers la République tchèque…

Comme Mandoria, ça a été une très belle découverte ! Wrocław séduit immédiatement avec son très beau centre-ville, sa grande place aux façades colorées dominée par un magnifique hôtel de ville de style gothique, mais aussi grâce à la très importante présence de l’eau liée aux différents bras de la rivière Oder. Ils offrent tout ce qu’il faut pour des balades, mais aussi des points de chute pour un verre ou un dîner en terrasse.

Et puis, n’oublions pas les nains ! Les nains ??? Genre comme à Holiday Park dans les années 1980 ?? Non, non… Là, on parle de petites statues en bronze, généralement hautes d’une vingtaine de centimètres, disséminées un peu partout dans la ville, aussi bien sur les places que sur certains rebords de fenêtres. Ils rappellent la lutte contre le communisme à l’époque du rideau de fer et ont chacun leur rôle : musicien, pompier, prisonnier, etc. Au total, il paraît qu’il y en a plus d’un millier, et vous avez même des applis pour les suivre dans toute la ville !

Chapitre 7 : Des Alpine à la pelle (deuxième salve)

Parcs visités : HEIpark Tošovice, Hruba Voda, Skalka Family Park, Górski Park Równica, Skrzyczne Ski Resort, Góra Kamieńsk, Hotel Gołębiewski, Kolorowa, Obří sud Javorník, Rodzinny Park Rozrywki Esplanada

Vous avez aimé la première fournée d’Alpine Coaster du chapitre 4 ? Alors vous allez adorer celle de ce chapitre ! Ben oui, y en a encore plus et ils ont tous des noms bien imprononçables !!

Toute cette ribambelle de luges sur rails, on les a croisées dans les Sudètes, un massif montagneux qui sépare la Pologne et la République Tchèque, dont vous serez heureux d’apprendre que le point culminant est le Mont Snieijka, culminant à 1603 mètres. Une partie était sur notre route entre Brno et Energylandia, l’autre entre Wrocław et Prague.

Hruba Voda

On attaque avec ce modèle Wiegand long de 620 mètres, situé à une petite demi-heure au nord de Brno. Y a-t-il quelque-chose à en retenir ? Bof, c’est court et pas forcément très rapide, on peut donc passer au suivant !

HEIpark Tošovice

Ce « Bobová Dráha », ou piste de bobsleigh en tchèque, est toujours signé Wiegand mais aussi plus généreux que le précédent, que ce soit dans sa longueur (975 mètres) ou les sensations qu’il propose !

Skalka Family Park

Petit intermède parc entre deux Alpine… On est dans la banlieue de la ville d’Ostrava, non loin de la frontière tchéco-polonaise, dans ce qui ressemble pas mal à une version XS d’un Parc Saint Paul, à savoir un rassemblement de manèges forains posés au petit bonheur la chance dans un cadre boisé plutôt agréable.

Côté crédit, un seul et unique +1 à se mettre sous la dent… En l’occurrence, il s’agit d’un Junior Coaster signé Jung-Max Rides, un constructeur tchèque dont on n’avait jamais entendu parler (et j’imagine que vous non plus), qui n’a d’ailleurs que deux autres montagnes russes à son actif à l’heure où j’écris ces lignes. Pour ce qui est des sensations, vous vous doutez bien que ce n’était pas foufou, pour autant, ça passait plutôt pas mal niveau confort, mieux en tout cas que la plupart des SBF !

Górski Park Równica

On passe côté polonais et on revient aux Alpines avec cet exemplaire à nouveau signé Wiegand, court (575 mètres) et qui ne nous aura pas laissé un souvenir impérissable !

Skrzyczne Ski Resort

Eh tiens, un modèle Brandauer ! Oui, et ce sera d’ailleurs le seul de ce chapitre !! Problème, au contraire de son nom, Zjeżdżalnia Grawitacyjna (à vos souhaits), il est super court et totalement dénué de la moindre sensation !

Góra Kamieńsk

On quitte les Sudètes le temps de cet Alpine situé non loin de Mandoria. C’est à nouveau du Wiegand, ancienne génération donc sans lames de freins promptes à vous ralentir sans arrêt mais avec hélas trop peu de longueur (620 mètres) pour bien en profiter !

Hotel Gołębiewski

On revient aux Sudètes, côté nord-ouest cette fois-ci, pour cette Alpine Coaster qui a la particularité de faire partie d’un énorme complexe hôtelier. À côté de cela, c’est super court (530 mètres) et bien avare en sensations !

Kolorowa

Non loin d’Hotel Gołębiewski se trouve ce complexe regroupant une luge sur rail, mais aussi une luge classique, toutes deux signées Wiegand. Pour le coup, on a droit à un peu plus de longueur sur l’Alpine Coaster (800 mètres), même si l’ensemble reste bien planplan par rapport à d’autres exemplaires du constructeur allemand.

Quant à la version dans la traditionnelle goulotte en inox, elle est limite plus riche en guilis dans le ventre que sa voisine plus moderne, comme quoi ce ne sont pas toujours les installations les plus récentes qui sont les meilleures !

Rodzinny Park Rozrywki Esplanada

Encore un Alpine Wiegand, encore un circuit trop bref (550 mètres) pour avoir le temps d’en profiter, et encore un +1 qu’on aura limite oublié aussitôt après l’avoir fait !

Obří sud Javorník

On repasse côté République Tchèque pour ce dernier arrêt avec ce qui aura été le plus long « Bobová Dráha » de ce chapitre ! 1100 mètres de rail, ça permet pour une fois de ne pas finir frustré à la fin de la descente, pour autant, le parcours n’avait rien de bien intéressant et le fait qu’il soit posé dans un champ, sans le moindre arbre à l’horizon, n’a pas joué en sa faveur pour ce qui est de la sensation de vitesse !

Et voilà, fin de cette méga tournée d’Alpine Coaster ! Clairement, on aura eu notre dose, mais, honnêtement, je crois qu’au final on aura plus retenu les très jolis paysages des Sudètes plutôt que les sensations que nous aurons proposées les luges sur rail qu’on y trouve ! 

Chapitre 8 : L’été de Prague

Parc visité : Majaland Praha

Finis les paysages vallonnés des Sudètes, on revient à de la ville, de la grande ville même, puisque c’est de Prague que l’on va parler dans ce chapitre. À moins d’avoir bien séché les cours de géo, je pense que vous êtes au courant qu’il s’agit de la capitale de la République tchèque, que l’on peut aussi appeler Tchéquie, nom également officiellement reconnu par l’ONU s’il vous plaît !

Donc Prague, on y est, c’est super, mais qu’y a-t-il à y voir ?

Tout d’abord, il y a la vieille ville, ou Staré Město en tchèque. Il s’agit du cœur historique de Prague, parcouru d’un ensemble de petites ruelles pavées et rempli d’édifices gothiques, baroques ou renaissance, il y en a pour tous les goûts (et c’est toujours très joli). Plus ou moins au centre du quartier, vous avez la place de la Vieille Ville, dominée par la très belle horloge astronomique (qui vous gratifie d’un petit spectacle toutes les heures) et les flèches élancées de l’église Notre-Dame du Týn.

Pour continuer votre visite, vous pouvez ensuite emprunter le célèbre pont Charles (vu dans le premier Mission: Impossible, Blade II ou l’un des Spider-Man avec Tom Holland) et rejoindre le quartier de Malá Strana, situé de l’autre côté de la Vltava, la rivière qui traverse la ville. Traversé par des ruelles étroites et caractérisé par son architecture baroque que l’on retrouve dans de nombreux palais et églises, l’endroit est plus calme que Staré Město, mais pas moins intéressant pour la balade.

Dominant tout cela, vous avez le château de Prague, ancienne demeure des rois de Bohême, des empereurs du Saint-Empire romain germanique et aujourd’hui résidence du président de la République tchèque. Composé de nombreux bâtiments séparés par de grandes cours, il abrite également la cathédrale de Prague et offre accessoirement quelques très belles vues sur l’ensemble de la ville.

Après cela… après cela, on peut parler pêle-mêle de quelques autres curiosités touristiques de Prague, comme la colline de Petřín, qui offre également un joli panorama sur Malá Strana et la Vltava, l’immense place Venceslas (du nom du saint patron de la Bohême), longue de 750 mètres et bordée de très nombreux commerces et restaurants, les tours de l’horloge ou de la poudrière, ou, dans un style plus moderne, la Dancing House dessinée par Frank Gehry.

Et puis, vu qu’on est sur TnP et pas dans le Guide du Routard, on va aussi vite fait parler parc d’attractions, puisque Prague en possède justement un en la personne de Majaland Praha.

Il s’agit d’un parc en intérieur regroupant une quinzaine de petites attractions thématisées d’après les licences du groupe Plopsa. Dans le lot, vous avez un crédit sous la forme de l’habituel Force 2 Zierer, complété par des chaises volantes, un Kontiki, un Magic Bikes, une Family Tower, etc., bref, à pas grand-chose près le même attirail de Family Rides que dans les Plopsa Indoor de Hasselt ou Coevorden. Autant vous dire qu’une fois le +1 glingé, on ne s’est pas attardé plus que cela…

Voilà donc pour Prague et ses petits à-côtés. Si vous ne connaissez pas déjà la capitale tchèque, celle-ci vaut vraiment le coup d’œil, que ce soit pour sa beauté architecturale et son très riche patrimoine historique, mais aussi parce que c’est une ville très agréable à visiter : c’est propre, il y a beaucoup de zones piétonnes et, vu le nombre de bars et de restaurants, vous ne risquerez ni de mourir de faim ni de soif !

Chapitre 9 : Petits crédits en Germanie

Parcs visités : Churpfalzpark, Edelwies, Silberberg Bodenmais

Pour ce dernier chapitre, petite incursion en Allemagne du côté de la Bavière… Rien de bien foufou au programme, juste quelques crédits dans deux parcs que l’on connaissait déjà, Churpfalzpark et Edelwies, ainsi qu’un petit +1 de dernière minute avec l’Alpine Coaster de Silberberg Bodenmais.

Churpfalzpark

Ce superbe parc (ou pas), qui figure assez haut… dans le bas du classement des parcs d’attractions allemands, non loin de l’indétrônable Freizeitland Geiselwind, on l’avait visité il n’y a pas si longtemps, au printemps 2023. À l’époque, il était déjà censé avoir accueilli le crédit qu’on était venu glinger cette fois-ci, mais finalement non, ce dernier n’ayant été inauguré qu’en juillet 2024.

Crédit, crédit, mais duquel parle-t-on, ce suspense est absolument insoutenable ! En effet, et je ne vais pas vous faire poireauter plus longtemps, le gling en question, c’est Family Launch Coaster, un… Family Launch Coaster (surprise !!) signé SBF, SBF qui se lance (sans mauvais jeu de mot, quoi que…) dans les montagnes russes catapultées ! 

Et donc, ça donne quoi ? Ben ça donne bim, et bam, et boum, et pif, et paf !! Non mais, sérieux, il n’y a pas un mètre linéaire de ce truc, pourtant pas bien imposant (129 mètres de long pour 8,5 mètres de haut), qui n’essaie pas de vous mettre une mandale, c’est impressionnant !! Ouf, après trois tours du circuit, c’est fini ! Ah mais en fait non : « Vous voulez un deuxième tour ? » … Allez, on ne va pas décevoir les enfants, ce n’est pas notre genre, donc vas-y, envoie ! Et donc re-bim, et re-bam, et re-boum, et re-pif et re-paf ! « Un troisième ? » Merci, mais ça ira !!

Quant au reste du parc, ça a été vite vu : un tour du méga tape-cul mais toujours rigolo Raft Ride local 100 % fait maison, et on a pris la poudre d’escampette !

Edelwies

Situé à une trentaine de minutes de route de Churpfalzpark, Edelwies a commencé comme un simple Alpine Coaster en 2015 et s’est petit à petit développé en ajoutant des aires de jeux puis de petites attractions familiales. Et puis, subitement, en 2023, le parc s’est fait un délire à la Energylandia et a annoncé qu’il allait ajouter non pas un, ni deux, mais trois crédits entre 2024 et 2025 !

Bon, je vous arrête tout de suite : dans le lot, ce ne sont pas un RMC, un Hyper Intamin et un gros Looper Vekoma, mais uniquement du Family Coaster, construits par SBF pour deux d’entre eux et par Zierer pour le dernier… Enfin, ça fait toujours +3, quoi qu’on en dise !

Les deux SBF, on va les évacuer vite fait… Le premier doit être la vingt-millionième itération du Junior Spinning Coaster du fabricant italien. Quant au second, il s’agit d’un Junior Coaster avec deux lifts et deux spirales qui ne sert pas à grand-chose d’autre qu’à faire glinger le compteur.

On passe donc au Family Coaster Zierer. Baptisé Eulenblitz, il consiste en un modèle Force avec parcours custom, qui utilise en partie le dénivelé naturel du parc. Le circuit commence par un prélift assez long, qui compte même une bosse inclinée vers l’extérieur (c’est que ça tente des trucs chez Zierer !!). Après cela, le train remonte le long de la colline via un lift à pneus et enchaîne avec une descente en Double Down et toute une succession de spirales bien serrées prises à pleine balle ! Alors certes, il y a deux ou trois vibrations (rien de bien grave), mais dans l’ensemble, il a une sacrée patate ce Family Coaster ! C’est limite à se demander si ce ne serait pas même le meilleur jamais créé par Zierer ! Ok, peut-être après Verbolten à Busch Gardens Williamsburg…

Quant au reste d’Edelwies, pas grand-chose à ajouter… On a refait un tour de l’Alpine Coaster local, plutôt long et assez rythmé, et on a testé la balançoire RES Rides dont un modèle similaire a ouvert en 2025 à Gröna Lund. À Edelwies, le mode de fonctionnement est volontairement très familial, donc difficile de se faire un avis définitif sur la machine. Dans l’ensemble, c’est plutôt rigolo, assez proche d’un Wild Swing ART Engineering, avec une sensation de liberté légèrement meilleure due au fait que la nacelle n’est fixée que par le côté à un mât central, au lieu de se balancer autour d’un portique.

Silberberg Bodenmais

Dernier arrêt de ce chapitre et donc du trip avec Silberberg Bodenmais, situé tout à l’est de la Bavière, à une dizaine de kilomètres à peine de la frontière tchèque.

Au programme ici, Alpine Coaster Wiegand tout nouveau, tout beau, ouvert par hasard le jour même de notre visite ! Alors ok, ça ne fait pas le même effet que lorsqu’il s’était agi de F.L.Y. à Phantasialand en 2020, mais c’est toujours mieux que de rater un +1 à quelques jours près, ce qu’on a d’ailleurs déjà vécu de trop nombreuses fois !

Pour ce qui est de l’Alpine en lui-même, on est dans des dimensions assez raisonnables avec 1 300 mètres de parcours, dont 850 mètres de descente. Comme souvent sur les modèles Wiegand récents, l’attraction est un peu trop bridée, notamment dans les virages, où l’on ne retrouve pas les bons gros G latéraux d’antan. Dommage…

Chapitre 10 : Un petit mot pour la fin...

Et voilà, après avoir traversé quatre pays, testé pas moins de 34 nouveaux crédits, il est temps de refermer ce Trip Report, non sans toutefois terminer par une petite conclusion ! Alors, quelles ont été les meilleures découvertes, les meilleurs parcs, on va tout de suite voir ça !
 
Top 3 nouveaux coasters :
1- Helios (Fantasiana)
2- Aquila (Mandoria)
3- Wiener Looping (Prater)
 
Ajoutons à cela une mention spéciale pour l’Alpine Coaster de Stoaniger Alm, dont la descente était tellement fun qu’on en a, pour la première fois avec ce type de machines, immédiatement enchaîné un second tour !
 
Quant aux parcs, ceux que l’on retiendra, sans forcément les classer dans un ordre précis, ce sont Fantasiana et Familypark en Autriche, ainsi que Mandoria en Pologne. Eh oui, pas d’Energylandia dans la liste, simplement parce qu’un bon parc, ce n’est pas juste une accumulation de grosses montagnes russes, c’est un tout, où l’on doit certes trouver de bonnes attractions, mais aussi un cadre agréable qui donne envie de profiter pleinement du site et non pas seulement d’y enchaîner les tours de manège !
 
Pour terminer, un rapide mot sur tout ce qui a été hors parc… On a vraiment beaucoup aimé les différents lieux que l’on a traversés et les villes qu’on a découvertes, que ce soit Prague, Wroclaw ou encore Brno. Si la première est déjà bien connue et n’a pas forcément besoin qu’on en fasse la promo, les deux autres valent vraiment la visite, donc n’hésitez pas à vous y arrêter si vous passer dans le coin !
 
Quant à nous, on va s’arrêter là. Merci une fois de plus de nous avoir lu, je vous dis comme d’habitude à la prochaine, quel que soit l’endroit où notre perpétuelle chasse aux crédits nous mènera !
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